Complémentaires santé : L’UFC-Que Choisir dénonce une forte hausse des tarifs en 2021

BUDGET L’association de défense des consommateurs suspecte certains organismes d’avoir répercuté sur leurs assurés la « taxe Covid »

C.P.

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Illustration des frais de santé.
Illustration des frais de santé. — iStock / City Presse

Les assurés vont-ils faire les frais de la « taxe Covid » appliquée aux complémentaires santé ou de l’extension du 100 % santé aux audioprothèses ? C’est ce que redoute l’UFC-Que Choisir. Dans un communiqué publié ce jeudi matin, l’association de défense des consommateurs dénonce une nouvelle forte hausse des cotisations de complémentaire santé en ce début d’année 2021.

L’UFC-Que Choisir a épluché les avis d’échéance pour 2020 et 2021 de plus de 623 contrats individuels, provenant de 123 organismes complémentaires différents. Résultat de son analyse* : « une inflation médiane des assurances santé de 4,3 % en 2021, soit trois fois plus que l’augmentation du pouvoir d’achat des Français espérée cette année, [1,5 % selon la Loi de Finances 2021] », et un surcoût annuel médian estimé à 79 euros, « qui dépasse même les 200 euros pour près d’un assuré sur cinq ».

Fortes disparités

L’association pointe également de grandes disparités : avec une inflation médiane allant de 0 % à… 8,5 % parmi les 17 organismes dont elle a pu étudier le plus de contrats. Comment expliquer ces écarts alors que tous les organismes sont confrontés aux mêmes contraintes, à savoir le « déploiement final du 100 % santé depuis le 1er janvier, (la) mise en place d’une "taxe Covid" d’un milliard d’euros en 2021, pour compenser les 2,2 milliards d’euros économisés sur leurs remboursements en raison de l’épidémie de Covid-19 ? », se demande l’association ? Pour l’UFC-Que Choisir, « tout laisse à penser que certains organismes ont délibérément choisi de répercuter sur les assurés la "taxe Covid", alors même que son montant est inférieur aux économies réalisées ! »

Face à cette situation, elle demande au gouvernement « d’agir enfin pour améliorer la comparabilité des offres, toujours défaillante », et qui freine l’application de la réforme de la résiliation à tout moment des contrats d'assurance.