Vinted : L’UFC-Que Choisir dénonce l'« appellation tendancieuse » de certains frais pour les acheteurs

TRANSPARENCE L’association de consommateurs reproche notamment à la plateforme de présenter à tort des frais d’utilisation classiques comme une protection optionnelle

20 minutes avec agence
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Le site de revente de vêtements Vinted manquerait de transparence concernant les frais prélevés automatiquement. (Illustration)
Le site de revente de vêtements Vinted manquerait de transparence concernant les frais prélevés automatiquement. (Illustration) — Jan Vašek/Pixabay

L’UFC-Que Choisir a récemment adressé une mise en demeure à la plateforme de vente en ligne Vinted. L’association de défense des consommateurs reproche au site et à l’appli leur opacité quant aux commissions prélevées aux acheteurs lors de chaque transaction, rapporte Capital. Elle a expliqué les raisons de son action dans une vidéo « #VigilanceConso » mise en ligne sur Twitter ce samedi.

L’association rappelle qu’en plus du prix de l’article acheté, les millions d’utilisateurs de l’appli se voient facturer 5 % du montant de la transaction. Une somme fixe de 70 centimes d’euro s’y ajoute systématiquement. Le total apparaît sur la facture comme le coût de la « protection acheteurs ». Selon l’UFC-Que Choisir, il s’agit en fait d’une « appellation tendancieuse ».

Une commission obligatoire

Les services de cette protection ne seraient ni plus ni moins que des fonctionnalités de base, présentes sur les autres plateformes de ce type. « Ce n’est pas une protection en cas de litige », indique la vidéo. L’UFC-Que Choisir a aussi expliqué que, contrairement à ce qu’indique Vinted, cette commission n’est pas optionnelle. Ce sont en réalité des frais nécessaires pour pouvoir utiliser le site.

L’organisme estime donc que Vinted devait faire preuve de davantage de transparence. Il a demandé au site « d’indiquer clairement qu’il prélève une commission en contrepartie de l’utilisation » de ses services et de mettre en avant son caractère obligatoire. L’association a annoncé avoir accompagné sa mise en demeure d’un signalement à la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).