Le groupe d'ingénierie français Akka envisage de supprimer 900 emplois en France

SOCIAL Le groupe d’ingénierie a indiqué en outre avoir lancé en septembre un plan de formation pour « sauvegarder ainsi un maximum d’emplois »

20 Minutes avec AFP

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Un filiale du groupe d'ingénierie Akka en République tchèque.
Un filiale du groupe d'ingénierie Akka en République tchèque. — Miroslav Chaloupka/AP/SIPA

Le groupe d’ingénierie français Akka, fragilisé par la crise économique due à la pandémie de nouveau coronavirus, envisage de supprimer 900 emplois, « principalement dans la région Occitanie », a annoncé l'entreprise dans un communiqué l’entreprise. 

Au premier semestre, Akka a enregistré une perte nette de 57,4 millions d’euros, avec un chiffre d’affaires en recul de 20,3 % sur la période, du fait de l’impact de la crise sanitaire sur les secteurs de l’aéronautique et de l’automobile, ses deux principaux clients. Au troisième trimestre, le chiffre d’affaires est resté en forte baisse, avec un recul de 20,4 % (-28,9 % en organique).

Le groupe prévoit une marge opérationnelle « supérieure ou égale » à zéro sur l’ensemble de l’année, et avait déjà lancé cet été un plan social en Allemagne avec 800 suppressions de postes. 

Quelque 450 personnes formées en France

Selon le communiqué publié ce lundi, confronté à « un secteur aéronautique où la reprise ne se matérialise pas », Akka a lancé une procédure d’information consultation des instances représentatives du personnel en France « qui devrait déboucher sur la mise en oeuvre d’un plan de restructuration ».

Le groupe d’ingénierie a indiqué, en outre, avoir lancé en septembre un plan de formation pour « sauvegarder ainsi un maximum d’emplois ». Quelque 450 personnes ont pour l’instant été formées en France, ce qui devrait permettre de pérenniser autant d’emplois.