Pôle emploi, illustration.
Pôle emploi, illustration. — ROMAIN DOUCELIN/SIPA

TRAVAIL

Le chômage en hausse de 0,9% en novembre en France

Cette hausse intervient après six mois consécutifs de baisse

Avec 34.400 personnes supplémentaires, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A (sans activité) a enregistré une hausse de 0,9 % en novembre, pour s’établir à 3,828 millions, selon les chiffres de la Dares publiés ce lundi.

Cette hausse intervient après six mois consécutifs de baisse, qui s’expliquait avant tout par des bascules de chômeurs ayant repris une activité réduite (catégories B et C). Le nombre de chômeurs en catégorie A est supérieur d’environ 10 % (+341.800) à celui de fin février, avant le début de la crise sanitaire, selon le service statistique du ministère du Travail.

Le chômage plus fort chez les jeunes

En incluant l’activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d’emploi en France (hors Mayotte) est quasi stable en novembre (+0,1 %, soit +5.800) et s’établit à 6,01 millions. Pour la catégorie A, la hausse concerne toutes les tranches d’âge mais est plus forte chez les jeunes (+2,1 %, soit +10.700 pour les moins de 25 ans) que chez les 25-49 ans (+0,7 %) et les 50 ans ou plus (+0,9 %).

Ces statistiques mensuelles sont publiées sans commentaire sur le site de la Dares qui a décidé de revenir à une analyse des évolutions trimestrielles, moins volatiles, comme avant la crise sanitaire.

Moins d’impact qu’au premier confinement

Les chiffres du chômage de novembre viennent confirmer d’autres indicateurs publiés récemment. Ainsi, selon l’Acoss (la banque de la Sécurité sociale), le nombre de déclarations d’embauche de plus d’un mois (hors intérim) est reparti nettement à la baisse (-19,8 %), après une hausse de 2,5 % en octobre.

L’intérim s’est également dégradé en novembre, avec l’équivalent de 110.000 emplois détruits sur un an contre 80.000 en octobre, selon la fédération patronale du secteur. Dans le même temps, le reconfinement de novembre a entraîné une dégradation de l’activité beaucoup plus faible que lors du premier confinement, avec nettement moins de salariés en chômage partiel et un impact concentré sur les secteurs touchés par les restrictions, selon une autre étude de la Dares publiée la semaine dernière.