Confinement à Toulouse: Comment des restaurateurs se réinventent pour sauver leurs enseignes

SOLIDARITE Alors qu'ils ont interdiction d'ouvrir leurs restaurants, des chefs toulousains se réinventent pour sauver leurs enseignes

Guillaume P. Chambon

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Des chaises dans un restaurant fermé à cause du confinement. (Illustration)
Des chaises dans un restaurant fermé à cause du confinement. (Illustration) — Mark Lennihan/AP/SIPA

A période exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Alors qu'« habituellement, on travaille à plein régime », souligne le Top Chef  Michel Saran, les restaurateurs toulousains tentent de sauver leurs entreprises en offrant de nouveaux services aux clients.

Pendant les fêtes de fin d’année, Alexandre Bourany, chef du restaurant Colette, va poursuivre la vente à emporter. « Les aides [de l’Etat] couvrent les charges, mais ne permettent pas de vivre. J’espère que ces fêtes vont me permettre de sortir la tête de l’eau. » Autre activité qu’il propose dans son « arrière-boutique » : la revente « des produits de mes producteurs. Je fais tout pour m’en sortir et n’avoir aucun regret. » D'autres proposent aussi des paniers à emporter.

Les chefs étoilés tel Michel Sarran ne sont pas épargnés. Si les aides de l’Etat permettent de rémunérer les employés et de payer les charges, les chefs, eux, n’ont pas de quoi se sortir de salaires. Alors à compter du 26 décembre, le cuisinier aux deux étoiles s’appuiera sur son concept du « Croq’Michel » avec ses deux filles. A savoir de la restauration rapide autour du croque-monsieur en livraison « Pour s’en sortir, il faut savoir changer de stratégie », explique-t-il à 20 Minutes. Pour beaucoup, ces fêtes sont « une période de deuil, placée sous le signe de la dépression et du suicide », annonce Michel Saran.