Coronavirus à Nice : De l’activité partielle prévue sur trois ans à l’aéroport

SOCIAL Le terminal 1, fermé depuis le printemps, « ne rouvrira très probablement pas avant l’été 2021 » et de façon sans doute « temporaire »

F.Bi. avec AFP

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Dans une passerelle d'accès aux avions de l'aéroport de Nice, le 13 novembre 2020
Dans une passerelle d'accès aux avions de l'aéroport de Nice, le 13 novembre 2020 — Lionel Urman/Sipa USA/SIPA

La crise sanitaire va durer clouant encore des avions au sol. En conséquence, l’aéroport de Nice, troisième de France après ceux de Paris, a signé un accord d’activité partielle longue durée (APLD) sur trois ans, a-t-on appris ce lundi auprès de la plateforme aéroportuaire.

En 2020, le trafic à Nice devrait plafonner autour de 4,5 millions de passagers, trois fois moins qu’en 2019 en raison de la pandémie de Covid-19. Et le terminal 1, fermé depuis le printemps, « ne rouvrira très probablement pas avant l’été 2021 et peut-être la réouverture ne sera que temporaire, pour répondre au pic estival », a indiqué un porte-parole.

Inquiétude chez les sous-traitants

L’APLD prévoit que les salariés travaillent en moyenne à 60 %, avec une réduction de salaire d’environ 18 %, et la possibilité de revenir à 100 % en cas d’activité. La société des Aéroports de la Côte d’Azur (ACA), un groupe privé qui gère Nice, Cannes et Saint-Tropez, emploie près de 600 salariés directs. C’est dix fois moins que le groupe Aéroports de Paris qui a annoncé la suppression de 11 % de ses effectifs​ sans départ contraint.

« La volonté de l’entreprise est de ne pas licencier mais de préserver la trésorerie et l’expertise pour quand la reprise sera là », précise l’ACA. L’inquiétude est en revanche forte pour les 8.000 sous-traitants et extras de l’aéroport de Nice. Ces derniers ne sont pas concernés par l’accord social conclu par la direction avec ses partenaires sociaux.