Coronavirus : L’emploi salarié rebondit de 1,6 % au 3e trimestre

TRAVAIL Selon les estimations de l’Insee, il y a eu de juillet à septembre 401.100 créations nettes d’emplois

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Jean Castex au centre de formation continue de l'entreprise Kone, à Trappes le 30 novembre 2020.
Le Premier ministre Jean Castex au centre de formation continue de l'entreprise Kone, à Trappes le 30 novembre 2020. — Stephane Lemouton -POOL/SIPA

Face à la crise économique consécutive de la pandémie de coronavirus, l’Insee arrive tout de même à apporter quelques bonnes nouvelles. Et c’est sur le front de l’emploi que l’Institut a publié des estimations définitives encourageantes ce mardi. L’emploi salarié privé et public a en effet rebondi de 1,6 % au troisième trimestre, avec 401.100 créations nettes d’emplois. Le niveau d’avant-crise n’est toutefois toujours pas au rendez-vous, le rebond ne comblant pas les 697.100 emplois détruits au premier semestre.

Le chiffre de l’emploi salarié au troisième trimestre est « comparable » à celui de fin 2018, souligne l’Insee. La hausse entre juin et fin septembre concerne à la fois le secteur privé (312.400 créations nettes, +1,6 %) et le public (+88.700, +1,5 %). Sur un an, l’emploi recule dans le secteur privé (−234.300, −1,2 %) mais progresse dans la fonction publique (+27.000, +0,5 %).

Les bons chiffres de l’intérim

L’intérim, véritable boussole du marché du travail, a continué de se redresser : +22,8 %, soit 131.600 créations. Toutefois, comme il avait chuté à un niveau inédit au premier trimestre (-40,4 %), il demeure inférieur à son niveau un an auparavant (−10,3 %, soit 81.100 destructions). Hors intérim, l’emploi salarié augmente quant à lui de 1,1 %.

Dans la construction (hors intérim), l’emploi augmente de 1,3 % après une quasi-stabilité au premier semestre. Dans l’industrie (hors intérim), il baisse de 0,2 % (−7.500 emplois) après −1,2 % au premier semestre. Sur un an, la baisse atteint 1,4 %, soit 43.700 destructions d’emplois. Dans les services non marchands, toujours hors intérim, on constate un rebond de 1,4 %, après une chute de 1,1 % au premier semestre, une hausse liée principalement au public (+1,5 %, +88.700), compensant la chute du premier semestre (−1,1 %, −63.400).