Conso : Quels sont les appareils ménagers le plus souvent en panne ?

Argent Si l’obsolescence programmée est un délit depuis 2015, des produits continuent de devenir vite inutilisables

JP pour 20 Minutes

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Les imprimantes, machines à laver et lave-vaisselles sont les appareils qui tombent le plus souvent en panne selon l'enquête d'UFC-Que Choisir.
Les imprimantes, machines à laver et lave-vaisselles sont les appareils qui tombent le plus souvent en panne selon l'enquête d'UFC-Que Choisir. — IStock / City Presse

Dans une société d’hyper-consommation, l’intérêt des fabricants n’est pas de proposer des produits qui vont fonctionner pendant de nombreuses années. Au contraire, plus vite ils tombent en panne, plus vite les consommateurs doivent en racheter. Afin de maximiser les ventes, certains industriels n’hésiteraient d’ailleurs pas à réduire la durée de vie de leurs articles pour augmenter leur taux de remplacement. C’est ce qu’on appelle l’ obsolescence programmée.

Le législateur a voulu mettre le holà en reconnaissant cette pratique comme illégale. La loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte a ainsi instauré le délit d’obsolescence programmée, passible de deux ans de prison et d’une amende de 300.000 euros ou correspondant à 5 % du chiffre d’affaires moyen annuel.

Imprimante et machine à laver dans le viseur

Il n’empêche, sur le terrain, la volonté de tromperie des industriels est difficile à prouver. C’est dans cet objectif que l’association UFC-Que Choisir a lancé en 2019 un observatoire des pannes, en incitant tous les consommateurs à signaler les défaillances de leurs différents appareils électriques. Un an et près de 3.500 contributions plus tard, l’heure est au bilan.

Au palmarès des machines les moins fiables, ce sont ainsi les imprimantes (11,2 %), les lave-linge (10,7 %) et les lave-vaisselle (8 %) qui apparaissent, sans réelle surprise, dans le trio de tête, devant les smartphones (7,7 %), les téléviseurs (7,5 %) et les réfrigérateurs (5,2 %). Plus largement, l’association explique que « les appareils high-tech et de gros électroménager représentent près des trois quarts des signalements (respectivement 37 et 36 %). Et dans 36 % des cas, les appareils n’ont pu être réparés » en raison du coût de la réparation ou de l’indisponibilité des pièces.

Il reste à espérer que le nouvel indice de réparabilité des produits​, créé par la loi anti-gaspillage du 10 février 2020 et qui doit être mis en place le 1er janvier 2021, participera à l’allongement de la durée de vie de ces équipements… Il en va du pouvoir d’achat des ménages mais aussi, comme le note l’UFC, de la nécessité « d’endiguer l’augmentation de ces déchets non recyclables ».