Logement : Tout connaître de l’assurance habitation

ARGENT Investissement financier soumis à de nombreux dangers, votre bien immobilier doit être protégé. C’est l’objet de l’assurance multirisque habitation

Julie Polizzi pour 20 Minutes

— 

Tout propriétaire se doit de protéger son logement avec une assurance habitation.
Tout propriétaire se doit de protéger son logement avec une assurance habitation. — IStock / City Presse

Devenir propriétaire est le but de l’immense majorité des Français. Une fois son logement acheté, il est hors de question de le laisser à la merci de tous les dangers qui pourraient le frapper. Mais comment le protéger au mieux ?

Un contrat incontournable

En matière de logement, c’est l’assurance multirisque habitation qui s’impose. Ce contrat vise non seulement à couvrir votre logement et son contenu (meubles et objets dans la limite d’une valeur globale fixée avec l’assuré) contre la plupart des dommages qui pourraient leur être causés, mais également à prendre en charge votre responsabilité par rapport à ce bien. Entre les risques de dégât des eaux, de cambriolage, de dégradations dues à des tempêtes ou à un locataire négligent, sans parler du danger d’incendie et de vandalisme, votre foyer peut être touché de plusieurs manières.

Au vu des lourdes conséquences financières en jeu, le législateur a rendu obligatoire la souscription d’un contrat multirisque habitation pour tout locataire ainsi que pour les propriétaires, occupants ou non, dont le bien est situé en copropriété. En revanche, dans la mesure où les dommages subis par une maison non située en copropriété n’impactent que son propriétaire, le législateur laisse à ce dernier le soin de se protéger s’il le souhaite.

Un panel de garanties

Comme son appellation l’indique, l’assurance multirisque habitation couvre contre un certain nombre de dangers. Dans le détail, on retrouve un socle commun de protections d’une compagnie à l’autre. Tous les contrats incluent au minimum une garantie incendie-explosion, de même que l’incontournable garantie dégâts des eaux, qui vise à indemniser les dégâts causés par une fuite, une rupture ou un débordement de canalisation. Vos fenêtres, ouvertures de toit et autres baies vitrées sont quant à eux protégés des « bris de glace », tandis que le vol et le vandalisme font chacun l’objet d’une garantie dédiée.

Au registre météo, on trouve deux clauses obligatoires, la première dédiée aux conséquences d’une catastrophe naturelle, et la seconde visant les tempêtes et autres événements climatiques. Bien que les risques soient plus faibles, une garantie des catastrophes technologiques et une assurance contre les actes de terrorisme ou d’attentats sont aussi incluses. De multiples garanties optionnelles, concernant par exemple les dommages électriques, peuvent compléter votre couverture, moyennant un supplément de coût.

Gare aux petites lignes

Avec une telle armada, la protection de votre logement semble totale. Mais le diable se cache toujours dans les détails. Chaque garantie intègre en effet toute une série d’exclusions, c’est-à-dire des circonstances dans lesquelles vous ne serez pas pris en charge, mais aussi des plafonds d’indemnisation au-dessus desquels vous en serez de votre poche, sans oublier des franchises que vous devrez également acquitter.

Bien connue pour ses restrictions contraignantes, la couverture du vol et du vandalisme ne s’applique que si vous aviez au préalable protégé correctement votre maison conformément aux dispositions prévues dans votre contrat. Par ailleurs, prenez garde à vos dépendances. Car les assureurs prennent en général le terme « habitation » au sens strict et excluent par conséquent de la couverture les garages, les caves ou encore le mobilier de jardin laissé dehors ou entreposé dans un cagibi.


 

Comment choisir ?

La somme d’éléments à vérifier vous fait peur ? Pas de panique, au-delà des comparateurs en ligne, qui doivent être pris avec des pincettes, le législateur vous simplifie la tâche.
Depuis le 1er octobre 2018, les assureurs doivent en effet remettre à leurs futurs clients un « document d’information sur le produit d’assurance » (DIPA) avant toute souscription d’une assurance non-vie (habitation, automobile, complémentaire santé…). Ce formulaire standardisé doit reprendre en deux ou trois pages les principales garanties et exclusions du contrat, le tout dans un langage compréhensible par tous.

Et quand bien même vous découvririez après coup que votre couverture n’est pas idéale, la loi Hamon de 2014 vous permet de résilier votre contrat à tout moment après un an d’engagement et ce, sans pénalités.