Gap : Plusieurs centaines de manifestants pour demander l’ouverture des stations de ski

PISTE NOIRE Pour l’instant, bar et restaurants sont fermés, comme ailleurs, mais aussi les remontées mécaniques

20 Minutes avec AFP

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La station de ski de Megève, dans les Alpes, fermée. (illustration)
La station de ski de Megève, dans les Alpes, fermée. (illustration) — xavier FRANCOLON/SIPA

Quelque 2.000 personnes selon les organisateurs, 400 selon la police, ont répondu samedi matin à Gap à l’appel au rassemblement des professionnels des stations de ski des Hautes-Alpes pour demander l’ouverture avant Noël des remontées mécaniques mais aussi des bars et restaurants. Dès 10h00, les manifestants, dont certains sont venus des Alpes-de-Haute-Provence selon les organisateurs de la marche, ont défilé sans incident de l’hôtel de ville jusqu’à la préfecture.

« Nous demandons d’ouvrir entre le 15 et le 20 décembre. Sans l’ouverture des remontées et des commerces, les stations seront mortes et personne ne montera chez nous. Du coup, c’est très compliqué et cela représente quasiment 40 % de l’économie de toute la montagne », a déclaré Cédric Manzoni, propriétaire de l’hôtel-restaurant Les Olivades à Gap. « Nous avons des propositions pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions sanitaires », a-t-il souligné, dans l’attente d’une réunion prévue lundi entre le Premier ministre et les professionnels des massifs.

« C’est une aberration car c’est une activité de plein air ! »

« Les gens vont au ski pour skier mais aussi en même temps pour boire un chocolat chaud, rencontrer du monde et être dans un endroit vivant », a-t-il conclu. Jeudi, le Premier ministre Jean Castex avait indiqué que les stations de ski pourront rouvrir durant la période des fêtes de fin d’année, mais les remontées mécaniques devront rester fermées, promettant d’aider les communes et professionnels concernés.

« C’est une aberration car c’est une activité de plein air ! », avait réagi le lendemain auprès Alexandre Maulin, président de Domaines skiables de France (DSF), se disant « atterré ». Du côté des maires de stations de montagne, le président de l’ANMSM Jean-Luc Boch avait renchéri en parlant d’une décision « totalement incompréhensible ».