Les Knacki vont continuer de nourrir l’économie des Hauts-de-France

INVESTISSEMENT Le géant de la charcuterie industrielle Herta a annoncé un investissement de plus de 58 millions d’euros dans deux sites des Hauts-de-France

Mikaël Libert

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Le site du charcutier Herta à Saint-Pol-sur-Ternoise.
Le site du charcutier Herta à Saint-Pol-sur-Ternoise. — P.Lewit / Herta
  • Herta a annoncé un investissement de 58,5 millions d’euros dans les Hauts-de-France.
  • Située à Saint-Pol-sur-Ternoise, la plus grosse usine de la marque va encore augmenter sa capacité de production.
  • L’entreprise agroalimentaire n’a toutefois pas annoncé d’augmentation des effectifs sur les deux sites concernés par l’investissement.

Ce vendredi, le géant de la charcuterie industrielle Herta a confirmé un investissement de 58,5 millions d’euros sur deux ans dans deux sites des Hauts de France, à Saint-Pol-sur-Ternoise, dans le Pas-de-Calais, et à Meux, dans l’Oise. Le but premier est d’augmenter sa capacité de production de certains produits et d’adapter sa logistique. En termes d’emploi, il n’est pas prévu d’évolution de la masse salariale.

La totalité de l’investissement sera assumée par l’entreprise sans aucun apport d’argent public. La plus grosse part du gâteau, 57 millions, sera pour l’usine de Saint-Pol qui, avec ses 1.200 salariés, est le premier site de production de la marque en France. Herta va lancer « avant la fin de l’année », la construction d’un nouvel atelier de conditionnement de son produit star, les saucisses Knacki. « On vise une mise en route de cet atelier au tout début 2022 », estime Alexis Gorline, directeur industriel chez Herta, interrogé par 20 Minutes.

Herta mise sur le jambon, les lardons et les Knacki

Toujours sur le site de Saint-Pol, l’industriel a prévu des aménagements pour augmenter sa capacité de production. « Cela concerne trois gammes qui sont vraiment en croissance chez nous, à savoir le jambon, les lardons et les saucisses Knacki », poursuit Alexis Gorline. Ces aménagements doivent aussi intervenir dans les deux ans.

Début 2021, l’Anses doit rendre son rapport sur les conséquences pour la santé de la présence de sels nitrités dans la charcuterie. Le directeur général d’Herta, Arnaud de Belloy, a affirmé pour sa part que le jambon sans nitrite représentait déjà 25 % de ses ventes en France. « Nous avons lancé notre gamme sans nitrite en 2017 et, depuis, elle se développe rapidement et régulièrement », confirme le directeur industriel, ajoutant que « la proportion de produits sans nitrite dans l’ensemble de notre portefeuille va augmenter ». Une annonce qui concerne directement le site de Saint-Pol puisque c’est dans cette usine que sont fabriqués les produits sans nitrite. Pour autant, Herta n’a ni fixé d’échéance, ni livré d’objectif de volumes.

Ni plus, ni moins de salariés

Pour suivre une cadence revue à la hausse à Saint-Pol, le reste de l’enveloppe globale, soit 1,5 million d’euros, sera injecté à Meux, dans l’Oise, où se trouve un centre de distribution de la marque. L’investissement servira à moderniser « les infrastructures informatiques, techniques et les bâtiments », assure-t-on chez Herta.

Sur les deux sites concernés, ce « plan d’investissement sans précédent » n’aura aucune influence sur l’emploi. « Notre but est de maintenir l’emploi et de faire monter en compétences les salariés », affirme Alexis Gorline.

Née en Allemagne, l’entreprise Herta avait été rachetée par le groupe suisse Nestlé à la fin des années 1980. En juillet dernier, Herta est devenue une co-entreprise détenue à 60 % par le groupe espagnol Casa Tarradellas et à 40 % par Nestlé.