General Electrics va supprimer près de 300 postes en France dans son entité « Steam Power »

EMPLOI « Le marché des centrales à charbon est aujourd’hui en rapide déclin à travers le monde, y compris en Europe », souligne la direction de GE

20 Minutes avec AFP

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Une turbine à l'usine Belfort de GE.
Une turbine à l'usine Belfort de GE. — WITT/SIPA

Près de 300 postes vont être supprimés chez General Electric, au sein de l’entité « Steam Power » spécialisée dans les centrales nucléaires et à charbon, dont 240 sur son site de Belfort, ont annoncé une source syndicale et une source proche du dossier ce jeudi.

De son côté, GE a confirmé un projet de réorganisation de son entité « Steam Power » en Europe, à l’occasion d’un comité de groupe Europe, mais n’a pas donné de précisions sur le nombre d’emplois menacés.

Une restruction au printemps dernier

C’est une « destruction massive », selon une source proche du dossier citée par le site letrois.info, qui a révélé l’information. « On vient fragiliser le socle du savoir-faire ». Selon la direction du géant américain, cette annonce intervient « suite au projet de GE de se retirer du marché des nouvelles centrales à charbon ». « Le marché des centrales à charbon est aujourd’hui en rapide déclin à travers le monde, y compris en Europe », souligne la direction. « Ce contexte impose à GE Steam Power de se réorganiser pour s’adapter aux réalités du marché et préserver sa compétitivité ».

En parallèle du CCE, qui s’est tenu mercredi en visioconférence, GE Steam Power a entamé jeudi des discussions avec les comités d’entreprise français de GE Steam Power Service France et GE Steam Power Systems. A Belfort, site historique de General Electric en France, l’entité Steam Power employait 1.700 salariés au 31 décembre 2019. Au printemps 2019, elle avait déjà été concernée par une restructuration. Une rupture conventionnelle collective avait entraîné 264 départs volontaires dont 180 à Belfort.