Coronavirus en Loire-Atlantique : Victime de la crise, la raffinerie Total de Donges arrêtée

PETROLE La raffinerie de Loire-Atlantique est exceptionnellement mise à l'arrêt, au moins jusqu'à fin mars

F.B. avec AFP

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La raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), deuxième site pétrolier de France. / AFP PHOTO / JS Evrard
La raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), deuxième site pétrolier de France. / AFP PHOTO / JS Evrard — AFP

C’est une conséquence moins visible de la crise économique et sanitaire : la consommation de produits pétrochimiques a diminué et les stocks ont logiquement augmenté. Une situation qui fragilise les raffineries pétrolières du groupe Total. En conséquence, la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) va être « placée en arrêt conjoncturel » jusqu’à fin mars, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

« La crise Covid impacte à la baisse la consommation de produits pétroliers ce qui entraîne une très forte dégradation des marges de raffinage. Dans ce contexte la raffinerie de Donges fonctionne à perte », a expliqué un porte-parole de Total. Et de préciser que le groupe a décidé de placer la raffinerie de Donges « en arrêt conjoncturel pour les mois à venir dans l’attente de meilleures conditions économiques ».

Des travaux de maintenance à la place

Il est prévu un « arrêt du raffinage jusqu’à fin mars », a indiqué à Christophe Hiou (délégué CGT), secrétaire du CSE du site de Donges. L’arrêt des unités « n’entraînera aucun chômage partiel pour les collaborateurs de la plateforme, qui poursuivront la surveillance des unités et réaliseront des travaux d’inspection et de maintenance nécessaires », a ajouté le porte-parole du groupe Total. Il n’y aura pas « de répercussion sur les approvisionnements de nos clients », selon cette même source.

La raffinerie de Donges est l’une des quatre raffineries du groupe Total en France. Avec une capacité de 220.000 barils par jours, il s’agit de la deuxième plus grosse raffinerie française, après celle de Normandie à Gonfreville-l’Orcher.