Plan de relance : Le gouvernement promet que 1% du budget ira bien aux quartiers défavorisés

CORONAVIRUS Un milliard d’euros devrait donc être alloué aux quartiers les plus défavorisés

J.-L.D. avec AFP

— 

Elisabeth Borne a promis une aide pour les quartiers défavorisés
Elisabeth Borne a promis une aide pour les quartiers défavorisés — Jeanne Accorsini/SIPA

Le gouvernement a assuré ce lundi que 1 % des 100 milliards d’euros du  plan de relance serait bien destiné aux quartiers défavorisés, en promettant « lisibilité » et « transparence », à l’issue d’une visio-conférence entre des élus et le Premier ministre Jean Castex.

« Nous avons d’ores et déjà (…) pris cet engagement de flécher 1 milliard d’euros directement pour les quartiers politiques de la ville à travers plusieurs chantiers : celui de l’insertion et de l’emploi (…), le secteur associatif, le secteur de l’éducation, tout ce qui est renouvellement urbain, donc la mobilité, les commerces de proximité, l’attractivité du territoire », a déclaré la ministre déléguée chargée de la Ville Nadia Hai.

Amener le plan de relance jusque dans les territoires

Cette réunion avec une dizaine de maires fait suite à l'« appel au secours », sous forme de tribune, lancé par une centaine d’élus, inquiets de la « détresse sociale et économique » dans laquelle la crise sanitaire due au Covid-19 plongeait ces quartiers. Ils plaidaient donc pour qu’un milliard du plan de relance, appelé « 1 % solidarité », soit fléché vers les « territoires en décrochage ».

« Il y a déjà des dispositifs qui sont aujourd’hui ciblés par cette lettre », a souligné Nadia Hai à l’issue de la réunion. « L’enjeu qui va être le nôtre aujourd’hui, c’est de travailler à la lisibilité, à la transparence et évidemment accompagner les collectivités pour solliciter ce plan de relance et qu’il leur parviennent directement dans les territoires », a-t-elle ajouté.

Cap sur la jeunesse

Sans faire d’annonce précise, les ministres présents ce lundi se sont en effet attachés à démontrer que plusieurs mesures, dans le cadre du plan de relance, pouvaient déjà bénéficier aux quartiers défavorisés, même si elles n’ont pas été clairement identifiées comme telles.

Ainsi la ministre du Travail Elisabeth Borne a-t-elle évoqué les 6,7 milliards d’euros débloqués pour la formation et l’insertion des jeunes, l’extension de la garantie jeunes, les emplois francs, le doublement des emplois aidés…

Pas de Conseil national des solutions

La ministre déléguée au Logement Emmanuelle Wargon a souligné la progression du programme de renouvellement urbain dont l’enveloppe a été portée à 10 milliards d’euros. « Les élus nous disent qu’il y a un besoin complémentaire pour améliorer les opérations existantes et pour pouvoir en financer d’autres et c’est une discussion qu’on est prêt à avoir avec eux », a-t-elle fait valoir.

Une autre revendication des élus, à savoir la création d’un « Conseil national des solutions », doté de 75 millions d’euros et destiné à « identifier, promouvoir et évaluer les solutions qui marchent sur le terrain », n’a « pas retenu l’attention du gouvernement », dixit Nadia Hai, en relevant l’existence d’un « Conseil national des villes ».