Quelle assurance souscrire pour son vélo ?

ARGENT Le vélo connaît le succès en milieu urbain. Mais ce mode de transport doit être couvert pour éviter les problèmes en cas d’accident ou de vol

M.K. pour 20 Minutes

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IStock / City Presse

Boostée par la crise du coronavirus, la pratique du vélo connaît un engouement sans précédent. Plébiscité pour les trajets du quotidien et professionnels, ce mode de transport écologique séduit toujours plus les urbains. Mais comme n’importe quel moyen de déplacement, il expose à des risques.

Accident, vol, dommages matériels… Le vélo peut subir les mêmes aléas qu’une voiture ou qu’une moto. Si souscrire une assurance spécifique au vélo n’est pas obligatoire, d’autres garanties permettent de vous protéger.

Vol, accident, dommages matériels… Des assurances permettent de vous protéger en cas de pépin avec votre vélo.
Vol, accident, dommages matériels… Des assurances permettent de vous protéger en cas de pépin avec votre vélo. - IStock / City Presse

En cas d’accident

Tout comme avec une voiture ou un deux-roues, vous pouvez être victime d’un accident à vélo. Lorsque cette mésaventure a lieu avec un véhicule terrestre à moteur, le cycliste est intégralement indemnisé par l’assureur de l’automobiliste pour ses dommages corporels. Sauf bien sûr, s’il a commis une faute inexcusable. Les dommages matériels, causés au cycle par exemple, sont eux aussi indemnisés par l’assurance du conducteur fautif. La garantie de protection juridique de votre contrat multirisques habitation peut d’ailleurs couvrir un recours auprès des éventuels responsables.

En revanche, lorsque le cycliste est responsable de l’accident, c’est la garantie responsabilité civile, généralement elle aussi incluse dans le contrat habitation, qui joue dans l’indemnisation des dommages causés. C’est la même chose si l’accrochage a lieu avec un autre cycliste ou un piéton. Dans ce cas, certains contrats, comme la garantie des accidents de la vie (GAV), peuvent donner droit à des indemnisations supplémentaires pour les dommages corporels.

Enfin, si vous tombez tout seul de votre vélo, c’est-à-dire un accident sans responsabilité, c’est la Sécurité sociale et votre complémentaire santé qui se chargeront de rembourser ou d’avancer les prestations médicales. Là encore, la GAV peut prévoir des indemnités en sus pour compenser une perte de salaire ou une invalidité, par exemple.

En cas de vol

Si la bicyclette a de plus en plus la cote, elle fait aussi le bonheur des voleurs. Chaque année, ce sont pas moins de 500.000 de ces deux-roues qui sont volés. Si votre vélo est dérobé après effraction au sein de votre habitation ou dans les dépendances assurées (garage, cave…), vous pourrez être indemnisé par votre assurance habitation.

En revanche, vous n’êtes pas couvert pour un vol qui aurait lieu à l’extérieur de votre domicile. Vous devez pour cela souscrire une assurance particulière. Il peut s’agir d’une garantie optionnelle de votre contrat habitation, d’une assurance spécifique pour le vol et la casse de votre deux-roues, ou même d’une assurance liée à une licence sportive. Mais attention, pour être sûr d’être bien couvert en cas de pépin, vous devez respecter les consignes imposées par l’assureur. Vous devez, par exemple, investir dans un dispositif antivol spécifique. En effet, votre vélo doit être relié à un point fixe par le cadre et la roue arrière. Certains contrats posent aussi des limites à leurs garanties : assurance de 7 à 21h uniquement, limite du nombre de vols par période d’assurance, plafonds de garantie, décote…

Quelles mesures de sécurité obligatoires ?

L’usage du vélo nécessite un équipement particulier, parfois même obligatoire. Le port du casque est notamment imposé aux enfants de moins de 12 ans depuis 2017 et reste vivement recommandé pour les plus grands. De même, si vous roulez de nuit, hors agglomération, vous devez porter un gilet réfléchissant. Enfin, votre deux-roues doit impérativement être équipé au minimum d’un système de freinage et d’éclairage à l’avant et à l’arrière, d’un avertisseur sonore qui permet d’être entendu à 50 m au moins et de dispositifs réfléchissants.