Bouches-du-Rhône : ArcelorMittal demande l’aide de l’Etat et de l’UE pour faire de l’acier « vert »

SIDERURGIE Le PDG du site d’ArcelorMittal de Fos-sur-Mer réclame le soutien de l’Etat et l’Union européenne pour produire un acier plus respectueux de l’environnement

20 Minutes avec AFP
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Un salarié devant l'usine Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer.
Un salarié devant l'usine Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer. — Boris Horvat / AFP

Un véritable soutien de la France et de l’Union européenne. Voilà ce qu’attend en somme ArcelorMittal, selon les déclarations du PDG de la branche Méditerranée du géant sidérurgique, pour pouvoir réduire drastiquement ses émissions de CO2 et produire de l’acier « vert ».

L’acier « vert » désigne l’acier produit de façon à réduire les émissions de CO2 liées à sa fabrication, qui utilise du charbon et est donc émettrice de carbone. En 2019, le groupe a fixé l’objectif de réduire ses émissions de 30 % dès 2030 en Europe et d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

« Cette évolution, on ne pourra pas la faire seul »

« Cette évolution, on ne pourra pas la faire seul, […] on aura besoin pour y arriver du soutien des politiques publiques, que ce soit au niveau européen ou au niveau national », a expliqué Bruno Ribo, PDG d’ArcelorMittal Méditerranée lors d’une conférence de presse sur le site de Fos-sur-Mer.

Le groupe espère « à la fois des aides pour ces projets massifs » et également « un cadre réglementaire qui permette de corriger les distorsions de compétition entre ce qu’il se passe en Europe et puis les compétiteurs qui sont en dehors de l’Europe et ne font pas face aux mêmes contraintes liées à cette mise en place de la décarbonation », a-t-il ajouté. Le groupe a notamment préparé des demandes de financement au Fonds innovation de l’UE qui soutient les projets bas carbone.