Confinement : Eric Piolle voit la fermeture des rayons non-essentiels en grandes surfaces comme « une bonne étape »

COMMERCE Le maire écologiste de Grenoble pointe désormais « la distorsion de concurrence énorme » dont bénéficient les plateformes comme Amazon

J.Lau.

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Le maire de Grenoble Eric Piolle, ici lors des journées d'été du parti EELV, le 22 août à Pantin.
Le maire de Grenoble Eric Piolle, ici lors des journées d'été du parti EELV, le 22 août à Pantin. — ISA HARSIN/SIPA

Cosignataire d’un courrier d’une cinquantaine d’élus réclamant à Jean Castex des solutions en faveur des petits commerces, le maire de Grenoble Eric Piolle attendait avec impatience les déclarations du Premier Ministre dimanche soir. Celui-ci a donc salué la fermeture des rayons non-essentiels en grandes surfaces, à partir de mardi.

« C’est une bonne première étape, a indiqué le maire écologiste ce lundi sur BFM TV. Nous avons tous en tête maintenant les plateformes comme Amazon. Le gouvernement a encore autorisé une vingtaine de projets Amazon. On est en train de détruire de l’emploi. Dans cette période tournée vers Noël, ça va être une distorsion de concurrence énorme avec un modèle qu’on ne souhaite pas. Il faut se mobiliser pour ne pas basculer vers la vente en ligne. »

« On ne peut pas se laisser dévaster comme ça »

Une perspective que redoute particulièrement Eric Piolle, déterminé à défendre les commerçants de Grenoble et d’ailleurs : « Cette distorsion fait mal au cœur à tout le monde, à tous ces commerçants dans des grandes, moyennes et petites villes. On veut faire vivre notre commerce de proximité. Il faudra respecter des consignes sanitaires strictes, peut-être par une prise de rendez-vous ou de la collecte au magasin, mais on ne peut pas se laisser dévaster comme ça ».

S’il estimait que ce reconfinement n’était « pas assez dur », samedi dans Le Dauphiné Libéré, le maire de Grenoble tient à trouver des solutions pour différents secteurs d’activité en souffrance : « La France est aujourd’hui débordée à nouveau par le virus. Mais il nous faut trouver le moyen de continuer à vivre. Outre le commerce, on a besoin de la culture et du sport pour notre santé mentale ».