Coronavirus : L’Assemblée nationale vote une réduction des charges pour les viticulteurs

SOUTIEN Les entreprises qui ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires en 2020 d’au moins 60 % par rapport à 2019 ne payeront rien

20 Minutes avec AFP

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La récolte du raisin dans une vigne (illustration).
La récolte du raisin dans une vigne (illustration). — BRIAN HAYES / STATESMAN JOURNAL

Les députés veulent éviter que les viticulteurs ne boivent la tasse à cause du coronavirus. L’Assemblée nationale a ainsi adopté mercredi soir un amendement prévoyant un allégement de leurs charges sociales patronales. L’objectif est d’aider ce secteur « fortement impacté » par la crise économique provoquée par l’épidémie de Covid-19.

Une aide contre l’avis du gouvernement

L’amendement issu du groupe majoritaire LREM a été adopté contre l’avis du gouvernement lors de l’examen en première lecture du projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS). « Il convient d’attribuer aux entreprises de ce secteur, en fonction des pertes subies au cours de l’année 2020, un réel allégement de leurs charges », avec des exonérations de la part patronale des cotisations sociales des salariés pour 2021, indique l’exposé des motifs.

Outre la crise liée au Covid-19, cet amendement veut aussi répondre aux difficultés rencontrées par la filière viticole à l’export, en raison notamment des taxes américaines. Le texte prévoit ainsi un allégement de 100 % pour les entreprises qui ont enregistré une baisse de chiffre d’affaires en 2020 d’au moins 60 % par rapport à 2019, de 50 % pour celle ayant connu une baisse de 40 % sur cette période, et de 25 % pour celle ayant connu une baisse de 20 % de leur chiffre d’affaires. Une « remise » est par ailleurs demandée pour celles qui ne pourraient pas bénéficier de ce dispositif d’exonération, et qui auraient enregistré une baisse entre 20 et 40 % en 2020. Le niveau de la remise « ne peut excéder le sixième des sommes dues au titre de l’année 2020 ».

Olivier Dussopt voulait attendre

Le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt a justifié l’opposition du gouvernement en indiquant notamment que « si la situation (du secteur) devait être mauvaise l’an prochain nous aurions l’occasion d’y revenir ». Il a également indiqué qu’il y aurait une « occasion d’aller plus loin » avec le prochain projet de loi de finance rectificative pour 2020.