Coronavirus : Le patron du Medef demande de « la souplesse » pour l’événementiel et les salles de sport

RESTRICTIONS Pour Geoffroy Roux de Bézieux, « l’État doit autoriser les organisateurs d’événements professionnels, culturels et sportifs, à tester le public et à filtrer les entrées »

20 Minutes avec AFP

— 

Durant le tournoi de Roland Garros, le 9 octobre 2020.
Durant le tournoi de Roland Garros, le 9 octobre 2020. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Le Medef vient à la rescousse du sport et des événements culturels. Son président, Geoffroy Roux de Bézieux, a appelé dans un entretien au Journal du Dimanche à « de la souplesse » dans le couvre-feu et les fermetures provisoires pour cause de crise sanitaire. Son but est de permettre notamment à ces secteurs de maintenir une activité.

« On ne va pas pouvoir continuer pendant des mois à ce que l’État finance les salaires et la trésorerie des entreprises privées. Il faut donc qu’on définisse (…) les protocoles qui permettent de poursuivre l’activité, de produire, de consommer, de vivre tout simplement. Sinon, il n’y a pas d’issue économique et donc pas d’espoir », a estimé le président de l’organisation patronale. « Dans l’événementiel, l’activité est totalement arrêtée. Or, dans deux mois, les tests antigéniques salivaires arrivent. Dès aujourd’hui, l’État doit autoriser les organisateurs d’événements professionnels, culturels et sportifs, à tester le public et à filtrer les entrées en fonction des résultats positifs », a-t-il plaidé. « Ça éviterait de condamner cette industrie à une mort lente ».

La fermeture des salles de sport est « une aberration »

Il a déploré « parfois une réponse bureaucratique uniforme et centralisée ». « La fermeture des salles de sport est par exemple une aberration », selon lui. « Il faut que le ministre de la Santé écoute les milieux économiques, car nous avons collectivement besoin de faire cohabiter activité économique et santé publique ». Pour Geoffroy Roux de Bézieux, si les aides « demeurent importantes », on ne peut toutefois pas « vivre sous perfusion » et « ce que l’on attend du gouvernement, ce sont des aides de court terme ».

Interrogé sur la perspective de nombreuses faillites à venir, il a rappelé que « pour l’instant, leur nombre est inférieur à 2019 ». « Mais c’est artificiel. Car le jour où le chômage partiel disparaîtra, quand ces ballons d’oxygène s’envoleront, le risque de faillite se multipliera. Sauf si l’activité repart ». Chômage partiel, prêts garantis par l’Etat, décalages de charges… : sur les neuf premiers mois de l’année, il n’y a eu en France que 19.220 ouvertures de procédures collectives contre 32.714 durant la même période de 2019, selon le Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce. Mais ces tribunaux anticipent déjà un tsunami en 2021.