Coronavirus : Le couvre-feu, une « fermeture déguisée » de l’hôtellerie-restauration, dénoncent les fédérations

ECONOMIE Emmanuel Macron a annoncé un couvre-feu d'au moins un mois pour l'Ile-de-France et huit métropoles entre 21h et 6h

20 Minutes avec AFP

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La terrasse d'un restaurant, le 3 octobre à Paris.
La terrasse d'un restaurant, le 3 octobre à Paris. — AFP

Le secteur fait bloc. Les fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR) ont déploré mercredi que le couvre-feu annoncé par le président de la République pour plusieurs métropoles en réponse à la seconde vague du coronavirus constitue « une fermeture déguisée » de leurs établissements.

« Force est de constater que cette décision équivaut à une refermeture de nos établissements » et qu’elle est « lourde de conséquences pour le secteur (…) déjà durement frappé par cette crise », écrivent dans un communiqué commun le Syndicat de la restauration thématique (SNRTC), l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), le Groupement des indépendants hôtellerie et restauration (GNI) et le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC).

Des aides réclamées

« Cette nouvelle contrainte horaire, qui condamne le service du soir, a pour conséquence pure et simple d’obliger nos restaurants à fermer », estiment les professionnels du secteur. Rappelant leur soutien à des « contrôles renforcés » pour faire appliquer le protocole sanitaire, ils regrettent « que les forces de l’ordre soient mobilisées en nombre bien supérieur pour faire respecter le couvre-feu ».

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que des couvre-feux seraient imposés dès samedi pour un mois, voire jusqu’au 1er décembre, en Ile-de-France et dans huit métropoles de 21H00 à 06H00 pour faire face à la situation sanitaire « préoccupante ». Dans ce contexte, le secteur HCR réclame « un dispositif d’aides renforcées pour accompagner les trésoreries » et « des actes sur les loyers et les assurances ».