Coronavirus : Le trafic des « cars Macron » s’est effondré avec le confinement

TRANSPORT FlixBus et BlaBlaBus ont transporté moins de 50.000 passagers au deuxième trimestre, pour un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros

20 Minutes avec AFP
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Un bus Flixbus. (illustration)
Un bus Flixbus. (illustration) — Caro / Conradi /SIPA

Comme l’ensemble du secteur du tourisme, les « cars Macron » ont pâti de la baisse des voyages avec le coronavirus. Si le trafic a été « quasiment stable » au premier trimestre, il a subi un véritable effondrement dû au confinement, tandis que la reprise s’est essoufflée à la fin de l’été, a indiqué mardi l’Autorité de régulation des transports (ART) dans un bilan semestriel.

Un secteur libéralisé en 2015

Les premiers mois de l’année ont vu une poursuite du développement du secteur des opérateurs des services librement organisés d’autocars (SLO, dits « cars Macron ») observé depuis leur libéralisation en 2015. Entre 2 et 2,5 millions de passagers ont été transportés au premier trimestre, selon le régulateur qui reste vague afin de préserver « le secret des affaires » dans un marché désormais réduit à deux opérateurs nationaux, FlixBus et BlaBlaBus (BlaBlaCar).

Ce chiffre est « comparable à celui du premier trimestre 2019 », car les gains engrangés grâce à la grève des cheminots en janvier ont été annulés par l’arrêt des activités le 17 mars, avec le confinement décidé pour ralentir l’épidémie. Le chiffre d’affaires du secteur s’est établi entre 23 et 29 millions d’euros au premier trimestre, contre 23,3 millions d’euros un an auparavant, selon l’ART. A cause du confinement, les « cars Macron » ont ensuite transporté moins de 50.000 passagers au deuxième trimestre, pour un chiffre d’affaires inférieur à 1 million d’euros.

Stagnation depuis fin août

Les opérateurs ont attendu que la demande se rétablisse en juin - FlixBus a repris ses activités le 18 et BlaBlaBus le 24, ne proposant qu’un réseau réduit à l’extrême fin du trimestre, a observé l’Autorité. Au-delà de la période d’étude, l’ART observe enfin que « le trafic a progressivement repris au cours du troisième trimestre, sans retrouver son niveau du début d’année, et semble stagner ou décroître depuis fin août ».