General Electric : Les syndicats appellent à manifester « pour dire stop au démantèlement du site »

SOCIAL Un nouveau plan doit conduire à la suppression de 89 postes

T.G. avec AFP

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ne précédente manifestation avait réuni entre 5.000 et 8.000 personnes en juin 2019 pour soutenir les salariés de l'entité turbines à gaz de General Electric de Belfort.
ne précédente manifestation avait réuni entre 5.000 et 8.000 personnes en juin 2019 pour soutenir les salariés de l'entité turbines à gaz de General Electric de Belfort. — Wikicommons
  • Les syndicats de General Electric appelent à une manifestation le 24 octobre à Belfort.
  • Celle-ci sonne comme une marque de soutien aux salariés qui pourrait perdre leur emploi avec la disparition de l'activité Hydro.
  • Les syndicats veulent « préserver les compétences » et « un outil industriel unique », construit « sur fonds publics », souligne Christian Mougenot, coordinateur métallurgie de la CFDT du Territoire de Belfort.

Le 24 octobre, de nombreux salariés de General Electric (GE) devraient être en grève. Une intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, FO, Sud) des huit entités du groupe à Belfort a en tout cas appelé mardi à une grande manifestation ce jour-là en « soutien aux salariés de GE », et « pour dire stop au démantèlement du site ».

Après les suppressions de postes dans l’entité turbines à gaz en 2019, un nouveau plan doit conduire à la disparation de l’activité hydro (turbines à gaz, à vapeur, et systèmes pour l’hydroélectricité) à Belfort, avec 89 suppressions de postes. Des menaces planent aussi sur l’activité steam, celle des centrales nucléaires, selon les syndicats. Ceux-ci soulignent que le site belfortain de GE a déjà perdu plus de 1.000 emplois ces cinq dernières années, passant de 4.500 salariés à environ 3.400.

« C’est tout Belfort qui est menacé »

La manifestation du 24 octobre sera « contre la désindustrialisation » et « pour la souveraineté technologique, industrielle et énergétique », a souligné Philippe Petitcolin, de la CFE-CGC. « Belfort est la seule ville au monde où vous avez tous les secteurs de l’énergie ». Les syndicats veulent « préserver les compétences » et « un outil industriel unique », construit « sur fonds publics », a également noté Christian Mougenot, coordinateur métallurgie de la CFDT du Territoire de Belfort. « Chaque salarié menacé par General Electric, c’est tout l’écosystème de Belfort qui est menacé », ajoute Alexis Sesmat, pour Sud Industrie.

Une précédente manifestation avait réuni entre 5.000 et 8.000 personnes en juin 2019 pour soutenir les salariés de l’entité turbines à gaz de General Electric de Belfort, qui venait alors d’annoncer un plan social de 792 suppressions de postes.