Béthune : L’Etat « prêt à investir » pour sauver l’usine Bridgestone

SOUTIEN La ministre déléguée à l’Industrie évoque l’exemple italien où l’équipementier « est parti d’une production à faible valeur ajoutée (…) à des pneus plus complexes, plus chers »

20 Minutes avec AFP
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Des employés de Bridgestone manifestent devant l’entrée de l'usine de Béthune, le 17 septembre 2020.
Des employés de Bridgestone manifestent devant l’entrée de l'usine de Béthune, le 17 septembre 2020. — Michel Spingler/AP/SIPA

L’espoir de sauver l’usine Bridgestone de Béthune dans le Pas-de-Calais est relancé. Les déclarations de l’exécutif en ce sens se font de plus en plus précises. La ministre déléguée chargée de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a ainsi déclaré lundi soir que l’Etat est « prêt à investir » aux côtés de l’équipementier pour sauvegarder l’activité et l’emploi dans ce lieu de production de pneumatiques.

« Nous, ce que nous disons à Bridgestone, c’est d’abord d’accepter de regarder tous les scénarios et de ne pas fermer par principe des scénarios, que nous sommes prêts à investir à leurs côtés pour donner un avenir à ce site », a déclaré la ministre sur le plateau de LCP. « Il n’y a aucun doute sur le fait que si on avait la capacité à trouver un équilibre avec Bridgestone, on mettrait de l’argent. Investir aujourd’hui pour relocaliser des productions, c’est ce que nous faisons », a également affirmé Agnès Pannier-Runacher.

« Donner un avenir » à tous les salariés

La ministre a évoqué plusieurs scénarios de maintien de l’activité : « une autre production de pneus, c’est ce qui a été fait par Bridgestone sur son site italien où il est parti d’une production à faible valeur ajoutée (…) à des pneus plus complexes, plus chers », ou des activités « autour » de la production de pneus, de la logistique, ou du recyclage, ou une activité qui ne serait pas liée au monde du pneu.

Au final, « toutes les options sont ouvertes », a indiqué la ministre. Elle a en outre rappelé la tenue prochaine d’une réunion avec les équipes de Bridgestone, et lundi prochain d’une réunion à Bercy avec les organisations syndicales et les élus locaux, affirmant le souhait du gouvernement de « donner un avenir » à l’ensemble des salariés « qui sont aujourd’hui dans l’usine ».