Airbus : « Il n’y aura pas de licenciements secs » dans le plan social, affirme le syndicat FO

SOULAGEMENT Le plan social chez Airbus, qui prévoit la suppression de 5.000 emplois en France, ne comprendra pas de licenciements secs, selon le syndicat majoritaire FO

H.M. avec AFP

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Sur la chaîne de production des Airbus A380 dans l'usine Jean-Luc Lagardère, à Blagnac.
Sur la chaîne de production des Airbus A380 dans l'usine Jean-Luc Lagardère, à Blagnac. — Frédéric Scheiber/20MINUTES

C’était « la ligne rouge » tracée par les syndicats. Airbus ne l’a pas franchie, il n’aura pas recours à des licenciements secs pour absorber le choc de la crise sanitaire. C’est du moins ce qu’annonce Dominique Delbouis, coordinateur FO, le syndicat majoritaire de l’avionneur, qui s’apprête à signer ce lundi, après quatre mois de négociations, le Plan de sauvegarde de l’Emploi (PSE).

« C’est une grande satisfaction, il n’y aura pas de licenciements secs, déclare le syndicaliste à l’AFP. On y arrivera fin mars par l’ouverture d’une dernière négociation qui nous permettra d’arriver au zéro licenciement contraint. On a un engagement de la direction en ce sens », ajoute-t-il.

Le plan dévoilé après signature

Le PSE complet ne sera dévoilé qu’après signature. Au départ, Airbus avait annoncé 15.000 suppressions d’emploi dans le monde, dont 5.000 en France et 3.400 à Toulouse.

Pour éviter les licenciements secs, le PSE négocié s’appuie notamment sur le dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD) proposé par le gouvernement qui aurait permis de préserver 1.500 postes, sur des départs volontaires en préretraite et sur des aides à la création d’entreprise.