Coronavirus : « Stoplicenciement.fr » pour fédérer les salariés face aux plans sociaux

LICENCIEMENT Le site recense les plans sociaux en France afin de mieux faire connaître aux salariés leurs droits et leurs champs d’action

J.-L.D. avec AFP

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Une manifestation de la CGT, illustration
Une manifestation de la CGT, illustration — ACCORSINI JEANNE / SIPA P/SIPA

Des salariés et la CGT​ de Cargill Haubourdin (Nord) ainsi que de plusieurs autres régions ont lancé officiellement ce lundi un site Internet, « Stoplicenciement.fr », afin de recenser les plans sociaux sur tout le territoire et d’aider les salariés concernés à se fédérer pour défendre leurs droits.

« Cette initiative est partie de la base et de Cargill Haubourdin avec plusieurs syndicats CGT d’autres régions (Pays-de-la-Loire, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées…) pour stopper la casse sociale en France », a expliqué Dorian Vallois, délégué syndical CGT de Cargill Haubourdin, où un PSE pourrait conduire à 186 licenciements sur 300 personnes employées au total par le géant américain du négoce et de la transformation des matières premières agricoles.

A la recherche des initiatives collectives

« Nous avons de très grosses craintes pour notre avenir et celui des futures générations. Il s’agit d’aider les salariés concernés à se rassembler et à se fédérer », a-t-il ajouté, à l’issue d’une présentation du site par visioconférence.

Outre une carte graphique recensant les plans sociaux (112 recensés à ce jour, parmi lesquels Auchan, Axa, Courtepaille, Luxfer, GE, Michelin, Bosch…), le site invite salariés et syndicats concernés localement à s’inscrire dans une base de données qui permet de les mettre en lien et de les rassembler pour « organiser des initiatives collectives », selon Dorian Vallois.

Les PSE s’envolent

Le site présente également un « projet de loi » qui obligerait notamment les employeurs à justifier le motif réel des licenciements économiques. Le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) a atteint 394 depuis mars, contre 249 sur la même période l’an dernier, selon les dernières statistiques du ministère du Travail.

Dans le cadre de ces PSE initiés du 1er mars au 13 septembre, près de 57.000 ruptures de contrats de travail sont envisagées au total, selon la même source.