Terrasse ou balcon, des extérieurs à prix d’or

ARGENT La présence d’un balcon ou d’une terrasse est un critère très apprécié des candidats au logement

J.P. pour 20 Minutes

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La plupart des immeubles sont dotés de balcons et non de terrasses.
La plupart des immeubles sont dotés de balcons et non de terrasses. — IStock / City Presse

Avoir un espace extérieur peut être un luxe en zone urbaine. Plutôt qu’un jardin, il faut bien souvent se contenter d’un balcon ou d’une terrasse, moyennant au passage une hausse substantielle du prix de vente de 8,8 % en moyenne, selon une enquête publiée au printemps 2020 par la plateforme MeilleursAgents.com, et réalisée sur la base de plus de 35.000 appartements vendus dans les onze plus grandes villes françaises.

Dans le détail, alors qu’un balcon de moins de 10 m2 entraîne une augmentation de tarif limitée à 4,4 %, ce dernier explose à +30 % lorsque la surface extérieure dépasse 50 m2. Si le tarif grimpe avec les mètres carrés, une terrasse est en général plus valorisée qu’un balcon. Mais savez-vous distinguer les deux ?

Une question d’architecture

Étonnamment, la loi ne réglemente pas l’usage de ces termes, qui sont pourtant employés à tort et à travers, et entraînent bon nombre de confusions. Il faut par conséquent aller chercher leur définition dans le dictionnaire. Et, contrairement aux idées reçues, la différence ne tient pas à la superficie mais à l’architecture. Une terrasse peut ainsi être bien plus petite qu’un balcon et s’étendre en long ou non.

Ce qui compte, c’est le mode de construction. Sur le plan architectural, une terrasse repose en effet nécessairement sur une surface et doit être en partie découverte. Dans un immeuble, elle est donc forcément aménagée au rez-de-chaussée, sous la forme de terre-plein attenant ou non au bâtiment, ou au dernier étage dans le cas d’un toit-terrasse.

À l’inverse, le balcon est conçu comme une extension de la façade délimitée par un garde-corps ou une balustrade et desservie par une ou plusieurs portes-fenêtres. D’un point de vue visuel, il apparaît comme une avancée vers l’extérieur avec trois côtés, le tout suspendu dans les airs. Ceci dit, les loggias remplacent de plus en plus les balcons dans les nouvelles constructions. Elles se présentent sous la forme d’un renfoncement couvert en retrait de façade et dont au moins une face est fermée.

Un statut différent

Ces diverses terminologies n’impliquent pas le même statut juridique. En général, les balcons et loggias correspondent à des parties privatives, puisque chaque structure n’est reliée qu’à un seul appartement. En revanche, les terrasses sont le plus souvent définies en tant que parties communes, dont l’utilisation et l’entretien sont, dès lors, soumis au règlement de copropriété.

Néanmoins, lorsqu’un seul logement y a accès, il est possible d’obtenir un droit de jouissance exclusif, temporaire ou permanent, rattaché à un lot, ce qui peut être un élément important de valorisation en cas de vente, là où un balcon relève davantage de l’équipement d’agrément. Que vous ayez un balcon ou une terrasse, sachez que le règlement de copropriété limite vos possibilités d’aménagement. Pensez donc à le consulter avant d’entreprendre de gros travaux.