Coronavirus : Qui peut se procurer des masques de protection gratuitement ?

ARGENT Nouvel accessoire indispensable pour circuler au quotidien, le masque de protection peut vite revenir cher si l’on suit scrupuleusement les recommandations sanitaires

J.P. pour 20 Minutes

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IStock / City Presse

Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres. Alors que la pandémie du coronavirus met à mal de nombreuses professions et secteurs d’activité, les règles sanitaires ont ouvert la voie à un nouveau business : celui du masque de protection. Si le tarif des modèles chirurgicaux à usage unique est plafonné par la loi (95 centimes l’unité ou 47,50 euros la boîte de 50), la guerre des prix fait rage entre les enseignes. Il faut dire que le budget consacré à cet équipement de santé peut vite exploser.

À raison d’au moins deux masques différents dans la journée (il ne faut pas le porter plus de 4 heures en principe), un individu scrupuleux doit en utiliser entre une quarantaine et une cinquantaine chaque mois. Raison pour laquelle de plus en plus de particuliers se tournent vers les alternatives réutilisables en tissu, dont le commerce est lui aussi prolifique mais bien moins encadré. Chaque magasin ou presque y va en effet de ses modèles aux couleurs et motifs variés, mais pas toujours aux normes…

Personnes à risque et travailleurs

Mais tout le monde n’a pas à se ruiner dans l’achat de masques de protection. Une large part de la population peut en effet obtenir gratuitement cet équipement de santé. C’est tout d’abord le cas des citoyens les plus modestes, qui bénéficient de la complémentaire santé solidaire (CSS) ou de l’aide médicale de l’État. Quant aux personnes considérées comme vulnérables parce qu’elles sont susceptibles de développer des formes graves de Covid-19, elles peuvent se procurer des masques gratuitement en pharmacie sur prescription médicale. Même chose pour ceux qui sont atteints par le virus ou qui ont été identifiés comme ayant été en contact avec des malades.

Par ailleurs, les salariés et agents de la fonction publique n’ont pas à financer les masques qu’ils doivent porter au bureau. Dans la mesure où cet équipement est considéré comme nécessaire à la sécurité du personnel, il est entièrement à la charge de l’employeur, qui doit en fournir suffisamment pour protéger ses équipes tout au long de leur journée de travail (soit deux masques par jour pour 8 heures de présence). Et si l’entreprise opte pour des masques réutilisables, c’est également à elle de les nettoyer ou de verser une indemnité à ses employés pour qu’ils le fassent eux-mêmes. Enfin, les masques des professionnels des secteurs sanitaires et médico-sociaux sont fournis par l’État. Afin de favoriser l’emploi des personnes en situation de handicap, le coût de leurs masques inclusifs (à fenêtre transparente) peut être pris en charge par l’Agefiph, sous certaines conditions.

Quelle sanction ?

depuis le 1er septembre 2020, le non-respect de l'obligation de porter un masque dans les lieux publics clos et les bureaux non individuels est passible de 135 euros d'amende.