Comment choisir la dernière demeure de votre animal de compagnie ?

ANIMAUX À leur départ, il faut pouvoir envisager toutes les solutions afin de leur dire au revoir dignement

M.K. pour 20 Minutes

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IStock/ City presse

Parce qu’ils sont des membres à part entière de la famille, il est difficile de se résigner à laisser partir nos animaux de compagnie. Au leur décès, il faut, malgré la peine et la douleur, prendre une décision quant à l’incinération ou l’ inhumation de ces boules de poils.

Si certains maîtres souhaitent garder un souvenir, quel qu’il soit, de leur animal, d’autres n’y tiennent pas particulièrement. Quelles sont les solutions qui s’offrent à eux ?

Peut-on enterrer son animal dans son jardin ?

Après la mort de son chat, de son chien ou encore de son lapin, il est normal de vouloir le garder près de soi en lui érigeant une stèle dans le jardin. Hélas, en la matière, la loi limite les possibilités. En se référant à l’article L. 226-2 du Code rural, on apprend que les animaux de plus de 40 kg ne peuvent pas être enterrés et doivent être mis « à la disposition de la personne chargée de l’exécution du service public de l’équarrissage ».

En dessous de ce poids, vous avez donc le droit d’inhumer votre compagnon à quatre pattes à condition d’être propriétaire du terrain et que ce dernier soit situé à 35 m minimum des habitations voisines et des points d’eau, afin d’éviter la pollution des nappes phréatiques. Vous devez également l’enfouir à au moins 1 m de profondeur en utilisant un linceul biodégradable ou non polluant. Une fois placé en terre, le corps sera recouvert de chaux vive. Attention, en France, il est interdit d’enterrer son animal dans le caveau familial. Mais c’est une pratique tolérée dans d’autres contrées, comme en Grande-Bretagne ou en Suisse.

Le choix de l’incinération

Si vous n’avez pas la possibilité de bâtir une dernière demeure à votre chat ou votre chien directement dans le jardin, vous pouvez opter pour l’incinération en vous renseignant auprès de votre vétérinaire, qui fera appel à une entreprise de crémation.

Dans le cas d’une incinération individuelle, vous pouvez récupérer dans une urne les cendres de votre boule de poils, que vous pourrez répandre dans votre jardin ou dans la nature, mais certainement pas sur la voie publique. Ce type de prestation est facturée environ 200 euros, auxquels s’ajoute le prix de l’urne. Si vous optez pour une incinération collective, les cendres de plusieurs animaux seront rassemblées avant d’être dispersées. Elles ne vous seront donc pas restituées. Ici, il faut compter environ 80 euros.

Les cimetières animaliers

Il est encore possible de faire inhumer son compagnon à poils dans un cimetière animalier. Sur le territoire national, on en compte une cinquantaine, privés ou communaux, généralement gérés par des associations de protection animale. Ils permettent de faire installer des caveaux, des plaques commémoratives et des stèles en souvenir de son matou ou de son toutou, et proposent une inhumation en fosse commune ou en tombe individuelle.

Évidemment, ces prestations ont un coût : le prix du cercueil peut aller de 50 à 500 euros. Il faudra compter environ 200 euros pour une inhumation en pleine terre et environ 1.000 euros pour un caveau. À cela s’ajoute le tarif de la concession par an, qui peut varier selon la situation géographique du cimetière et le nombre d’années pendant lesquelles vous souhaitez la maintenir (environ 100 euros pour un an).

Un hommage en ligne

Si vous souhaitez pouvoir vous recueillir virtuellement après le décès de votre animal de compagnie, sachez que la Fondation 30 millions d'amis met à disposition des internautes un service baptisé « À mon ami », qui permet d’exprimer sa peine et de rendre hommage à son petit compagnon disparu.