Rapprochement Suez-Veolia : Le PDG de Veolia va revoir à la hausse son offre

OPA Antoine Frérot se dit déterminé à réussir son projet

20 Minutes avec AFP

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Véolia tente de racheter Suez.
Véolia tente de racheter Suez. — ERIC PIERMONT, KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le PDG de Veolia a affirmé vendredi qu’il comptait « améliorer » l’offre de prix faite à Engie pour lui racheter ses parts dans son concurrent Suez, lui-même opposé à cette opération. Antoine Frérot avait proposé fin août 2,9 milliards d’euros (15,50 euros par action) au géant de l’énergie pour ses 29,9 % d’actions dans Suez. Il s’est également dit « confiant » dans sa capacité à mener à bien son projet d’OPA sur l’ensemble de Suez.

Le conseil d’administration d’Engie, qui a jusqu’au 30 septembre pour répondre à la proposition de Veolia, se réunit ce vendredi à 17H00. Il aura sur la table l’offre « améliorée » de Veolia, a indiqué Antoine Frérot, qui insiste aussi sur les améliorations apportées en terme de garanties sociales, avec notamment un courrier formalisant les engagements du groupe en matière de préservation de tous les emplois avec leurs avantages sociaux.

Première étape

Si Engie accepte, Veolia compte déposer quelques jours plus tard une « intention d’OPA » à l’adresse des autres actionnaires de Suez. Il espère mener à bien l’opération dans un délai de douze à dix-huit mois, le temps d’obtenir l’aval des autorités de la concurrence. Le projet de Veolia, qui inclut la cession des activités Eau France de Suez pour respecter la législation anti-trust, a cependant une épine dans le pied depuis mercredi soir, depuis que Suez a placé sa branche Eau France sous le chapeau d’une fondation destinée à la rendre incessible.

« Cette pilule empoisonnée est handicapante pour le projet que je porte, et tant qu’elle ne sera pas désamorcée, elle ne le rend pas possible », a admis Antoine Frérot. Mais « je n’ai pas dit que c’était imparable », a-t-il ajouté, relevant : « Les juristes travaillent. » L’idée est de « trouver la parade pour désamorcer la fondation dans les dix-huit mois. (…) J’ai l’espérance très forte, je suis persévérant », a-t-il ajouté. « Toutes les voies sont possibles, je n’ai pas la réponse précise à cette question. Mais je peux vous dire que je suis acheteur des 29,9 % dans ces circonstances, j’ai suffisamment de confiance pour les acheter », a martelé le PDG.

Il a aussi indiqué qu’il ne céderait pas la branche Eau France de Veolia, au lieu de celle de Suez. « Parce que ce n’est pas mon projet, donc c’est comme ça. »