Coronavirus : Environ 1,3 million de salariés en chômage partiel en août, en recul, selon la Dares

EMPLOI Ils étaient 1,9 million au mois de juillet, 3,5 millions en juin, 7,3 millions en mai, 8,6 millions en avril et 7 millions en mars

20 Minutes avec AFP

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Le dispositif de chômage technique permet de soutenir une entreprise en difficulté, tout en préservant les emplois.
Le dispositif de chômage technique permet de soutenir une entreprise en difficulté, tout en préservant les emplois. — iStock / City Presse

Poursuivant la tendance à la baisse des mois précédents, environ 1,3 million de salariés du secteur privé étaient en chômage partiel en août en raison de l’épidémie de Covid, selon une estimation de la Dares, le service de statistiques du ministère du Travail, publiée ce mercredi.

Ils étaient 1,9 million au mois de juillet, 3,5 millions en juin, 7,3 millions en mai, 8,6 millions en avril et 7 millions en mars en chômage partiel, selon des chiffres révisés légèrement à la baisse. « La reprise de l’activité économique se poursuit ! », s’est félicitée la ministre du Travail Elisabeth Borne sur Twitter, au vu de ces chiffres.

Les secteurs de l’hébergement et de la restauration touchés

Selon la Dares, en août, 7 % des salariés étaient encore dans une entreprise dont l’activité était arrêtée ou avait diminué de plus de moitié (après 9 % en juillet, 13 % en juin, 27 % en mai et 45 % en avril). Le secteur de l’hébergement et de la restauration reste le plus touché par la crise, avec 21 % de salariés à l’arrêt ou en baisse d’activité de plus de moitié (après 35 % en juillet, et 57 % en juin).

Le montant d’allocation des salariés au titre des heures chômées pris en charge par l’État et l’Unédic est évalué en août à 800 millions d’euros (après 1,4 milliard en juillet, et 2,4 en juin). Les perspectives des entreprises sont par ailleurs marquées par une forte incertitude : celles qui ne peuvent dater le retour à la normale représentent 32 % des salariés (après 30 % fin juillet et 27 % fin avril). La Dares observe également que le recours à la formation est assez faible pour les salariés en chômage partiel (13 %, après 16 % en juillet), notamment dans les plus petites entreprises.