Les associations dubitatives

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Le Grenelle II n'a pas été accueilli par les applaudissements des associations pour la protection de l'environnement, hier. « Le projet de loi est extrêmement technique. Il modifie de nombreuses réglementations sur l'urbanisme, les transports et l'énergie. Il nous faut le temps de faire le tour », jugeait Frédéric Marillier, de Greenpeace.

De son côté, France Nature Environnement s'étonnait qu'il ne soit plus question d'un Grenelle III, pour encadrer, par exemple, la publicité vantant les qualités écologiques d'une entreprise ou d'un produit. « Nous voulons aussi savoir quelle sera la part des 26 milliards d'euros du plan de relance économique consacrée aux investissements verts prévus par le Grenelle », a ajouté son porte-parole, Arnaud Gossement. Mais le plus grand oubli reste sans doute le « prix écologique » tant vanté en avril 2008, à l'occasion de la première loi, et absent du discours d'hier. Le principe : majorer le prix des produits en fonction de l'impact de la production et de l'utilisation sur l'environnement. « On n'entend même plus parler de sa forme la moins ambitieuse, le bonus-malus », note Frédéric Marillier. En fait pas totalement, car Jean-Louis Borloo a bien évoqué la mise en place d'un bonus-malus qui sera révélé au premier trimestre. Une réduction de voilure sérieuse par rapport à la vingtaine de produits de grande consommation qui devaient y être soumis, à en croire les promesses de l'an dernier. ■ A. B.