Bridgestone : Elus et syndicats se réuniront lundi avec les ministres du Travail et de l’Industrie à Béthune

BRAS DE FER L’entreprise de pneumatiques qui emploie 863 personnes a annoncé mercredi la fermeture de l’usine de Béthune

20 Minutes avec AFP

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Manifestation des salariés devant l'usine Bridgestone de Bethune, le 17 septembre 2020.
Manifestation des salariés devant l'usine Bridgestone de Bethune, le 17 septembre 2020. — AFP

D’un bout à l’autre de l’échiquier politique, la mobilisation s’est intensifiée jeudi pour faire pression sur Bridgestone mais aussi le gouvernement et tenter de sauver l’usine de pneumatiques de Béthune (Pas-de-Calais) vouée par le manufacturier japonais à la fermeture à l’horizon 2021.

Les ministres Elisabeth Borne (Travail) et Agnès Pannier-Runacher (Industrie) se rendront lundi 21 à Béthune (Pas-de-Calais) pour une réunion avec élus et syndicats consacrée à l’usine, a annoncé jeudi l’entourage d’Agnès Pannier-Runacher. Cette rencontre aura lieu lundi après-midi, a-t-on précisé. Xavier Bertrand assistera à la réunion, a indiqué l’entourage du président du conseil régional des Hauts-de-France.

Bataille à l’horizon

Bridgestone a annoncé mercredi qu’il voulait fermer son usine de Béthune, qui emploie 863 salariés. Après l’annonce choc de la fermeture de l’usine (863 salariés), tombée comme un couperet mercredi matin, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a assuré que le gouvernement allait se « battre »​ pour tenter de « développer une autre activité avec des pneus plus larges que ceux produits actuellement sur le site ».

« Et, si jamais nous n’arrivons pas à cette solution-là, (nous nous battrons pour) trouver des solutions de réindustrialisation du site pour qu’il y ait, pour chaque ouvrier, une solution cohérente et acceptable », a ajouté le ministre, fustigeant une décision « révoltante » de Bridgestone.

« Des problèmes de marché structurels »

L’usine produit des pneus de petits calibres pour les voitures. Bridgestone a justifié sa décision de la fermer par « des problèmes de marché structurels », une surcapacité de production en Europe et la concurrence des marques asiatiques à bas coût.

Le groupe japonais, qui revendique le premier rang mondial sur le marché du pneu, décrit cette usine comme « la moins performante » parmi la dizaine de ses sites en Europe, mais les syndicats dénoncent un manque chronique d’investissements depuis des années.