Assurances auto et habitation : Les tarifs devraient augmenter de 1,5 à 2 % en 2021

SURCOÛTS La hausse pourrait même être supérieure si les assureurs décidaient de compenser certains surcoûts liés à la pandémie

20 Minutes avec AFP

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Pour que les assurances indemnisent les professionnels ayant subi des pertes d’exploitation durant la crise du coronavirus, un avocat lance une procédure collective.
Pour que les assurances indemnisent les professionnels ayant subi des pertes d’exploitation durant la crise du coronavirus, un avocat lance une procédure collective. — GILE MICHEL/SIPA

Mauvaises nouvelles pour les particuliers : les contrats d’assurance automobile et habitation devraient augmenter de 1,5 à 2 %, en moyenne, en 2021, selon une étude du cabinet spécialisé Facts and Figures, qui prévient que la hausse pourrait être supérieure si les assureurs décidaient de compenser certains surcoûts liés à la pandémie.

Concernant l’assurance automobile​, le contexte est « atypique » pour l’ensemble des acteurs du fait des « conséquences successives ». Pendant le confinement, la sinistralité automobile a chuté de 80 % et les règles sanitaires provoquent « une augmentation des coûts et des temps de réparation dans les garages automobiles », souligne l’étude publiée mercredi.

Les hausses très certainement contenues

Selon ces experts, « la marge de manœuvre de la profession pour réaliser des hausses de tarifs est limitée » en assurance auto entre récession économique, baisse du pouvoir d’achat et « perception dégradée » du secteur due à sa communication « en ordre dispersé sur les économies » réalisées grâce au confinement, détaille cette étude qui fait référence dans la profession.

Les hausses pourraient être d’autant plus contenues que « certains acteurs (…) décideront probablement d’un gel de leurs tarifs inhérent aux économies de charges sinistres réalisées durant le confinement », anticipent les auteurs. En avril et mai, trois compagnies d’assurances – Maif, Matmut et GMF – avaient annoncé des mesures commerciales en faveur de leurs souscripteurs d’assurance auto, suscitant le mécontentement de certains de leurs rivaux non alignés sur ces positions.

Une hausse due aux catastrophes naturelles ?

Chaque opérateur devrait « expliquer clairement ce qu’il a fait du profit technique exceptionnel enregistré sur ses assurances en automobile », les mesures déjà prises vis-à-vis de ses assurés et « les décisions éventuelles de mutualisation de ce profit avec les pertes enregistrées sur d’autres branches (comme les pertes d’exploitation) », suggère Facts and Figures.

En revanche, en assurance multirisques habitation, l’étude ne relève aucun effet de la pandémie ou du confinement, d’où un gel des tarifs « peu probable ». Le cabinet souligne aussi une « dérive du risque climatique » pouvant influer sur les tarifs. Se basant sur les données de la Caisse centrale de réassurance, il relève qu’entre 2010 et 2019, le coût moyen des catastrophes naturelles a quasiment doublé, passant de 850 millions d’euros par an sur la période 2010-2015 à 1,6 milliard d’euros annuel entre 2016 et 2019.