L'examen du travail du dimanche à l'Assemblée reporté sine die

POLITIQUE Il était initialement inscrit le 15 janvier au menu des députés...

Avec agence

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L'Assemblée débutera mardi l'examen du texte sur l'extension du travail dominical, sur demande expresse du président Nicolas Sarkozy et malgré l'hostilité conjuguée de certains députés UMP, de la gauche, des syndicats et des Eglises.
L'Assemblée débutera mardi l'examen du texte sur l'extension du travail dominical, sur demande expresse du président Nicolas Sarkozy et malgré l'hostilité conjuguée de certains députés UMP, de la gauche, des syndicats et des Eglises. — Thomas Coex AFP/Archives

L'examen du texte sur l'extension du travail dominical, initialement inscrit le 15 janvier au menu des députés, est reporté sine die, selon l'ordre du jour de l'Assemblée nationale fixé par le gouvernement jusqu'au 25 janvier et communiqué ce mardi.

La proposition de loi UMP est ajournée notamment en raison des débats qui s'annoncent très houleux sur la réforme du travail législatif. La gauche a promis de livrer une bataille d'amendements contre ce projet de loi qui vise, selon elle, à «bâillonner» l'opposition. Deux semaines entières de débats -au lieu d'une initialement- sont d'ores et déjà prévues sur ce texte.

La majorité divisée sur ce texte

L'examen du texte sur le travail du dimanche se retrouve donc de nouveau ajourné et n'apparaît pas à l'ordre du jour de l'Assemblée jusqu'au 25 janvier, communiqué dans la matinée en conférence des présidents.

Jusqu'à présent, sa discussion à l'Assemblée nationale - dont le président Nicolas Sarkozy avait exigé qu'elle débute avant Noël pour ne pas donner l'impression de reculer - a été purement symbolique.

Les débats sur ce texte qui divise fortement la droite n'ont en effet duré que deux petites heures en soirée, le 17 décembre, dans une ambiance électrique qui a obligé la majorité à battre en retraite, officiellement pour «calmer les esprits».