Lyon : La métropole veut étendre un dispositif contre le chômage longue durée

ECONOMIE Elle souhaiterait que d'autres communes du territoire bénéficient de ce dispositif

C.G. avec AFP

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PENICAUD_2019_04_19 Deplacement a Nice - Pole emploi//DIDESFREDERIC_1131.4173/1904241803/Credit:Frederic DIDES/DICOM/SIPA/1904241805
PENICAUD_2019_04_19 Deplacement a Nice - Pole emploi//DIDESFREDERIC_1131.4173/1904241803/Credit:Frederic DIDES/DICOM/SIPA/1904241805 — Frederic DIDES/DICOM/SIPA

Le président de la métropole de Lyon Bruno Bernard (EELV) a annoncé mercredi, lors d’une visite à Villeurbanne, vouloir étendre à d’autres communes de l’agglomération le dispositif « territoire zéro chômeur de longue durée » expérimenté dans cette commune depuis 2017.

« Nous souhaitons développer ce dispositif (…) en lien avec les maires et avoir au moins cinq nouveaux dispositifs sur la métropole », a indiqué l’élu écologiste. Et d’assurer : « Il y a beaucoup de communes intéressées ».

Une réunion est prévue début octobre avec l’ensemble des territoires volontaires pour déterminer quels dossiers sont les plus pertinents. Alors qu’une proposition de loi visant à multiplier le nombre de territoires habilités était examinée à l’Assemblée nationale, le président de la métropole a dit vouloir que la durée de l’expérimentation, actuellement de cinq ans, soit allongée.

Etendre le dispositif à sept ou huit ans

« Cela serait mieux de la porter probablement à sept ou huit ans, parce que c’est du long terme tout ça, a-t-il déclaré. Notre volonté, c’est avant tout d’offrir des solutions aux personnes les plus éloignées de l’emploi ».

La ville de Villeurbanne fait partie des dix premiers territoires en France à avoir instauré ce dispositif, à travers la création d’EmerJean. Cette entreprise de services compte aujourd’hui 80 salariés dont « l’immense majorité sont des ex-demandeurs d’emploi qui habitent le quartier » défavorisé de Saint-Jean, selon le président de la société Bertrand Foucher.

En moyenne, les personnes embauchées en CDI étaient privées d’emploi depuis plus de quatre ans. Dans ce dispositif, les aides sociales perçues par les chômeurs longue durée sont versées à l’entreprise pour payer une partie de leur salaire, soit près de 18.000 euros par personne. Le reste est financé par les recettes des 20 activités proposées par l’entreprise, telles que la couture, la blanchisserie ou la réparation de vélos.