Coronavirus : Les augmentations salariales freinées en 2020

CRISE Entre janvier et juin, le cabinet Deloitte a étudié les salaires de près d’un million de personnes de 300 entreprises de différents secteurs

20 Minutes avec AFP

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Au delà de 10 t par an, les entreprises sont obligées de gérer les déchets organiques.
Au delà de 10 t par an, les entreprises sont obligées de gérer les déchets organiques. — SolStock / Getty Images

Après plusieurs années de progression constante, les hausses de salaires ont connu un ralentissement en 2020 en raison de l’épidémie de coronavirus, selon l’étude annuelle du cabinet Deloitte sur les salaires, publiée ce mardi.

Entre janvier et juin, le cabinet a étudié les salaires de près d’un million de personnes de 300 entreprises de différents secteurs d’activité, tailles d’entreprise et localisations géographiques.

L’écart de salaires hommes-femmes stagne

Il en ressort que les augmentations salariales en 2020 ont été « de l’ordre de 2 % pour les OETAM » (ouvriers, employés, techniciens et agents de maîtrise) et de « 2,3 % pour les cadres », selon un communiqué du cabinet de conseil. En 2019, les hausses de salaires avaient été respectivement de 2,4 % et de 2,8 %, rappelle Deloitte.

Toutefois, ce ralentissement n’a qu’un « impact modéré sur le pouvoir d’achat du fait d’une inflation contenue sur la même période », nuance l’étude. L’écart de rémunération entre l’Ile-de-France et les régions et celui observé entre PME et grandes entreprises est en revanche resté stable sur un an, tout comme celui entre femmes et hommes qui « stagne » à 3,4 % en moyenne.

Les primes en baisse

« Face à l’incertitude économique, les mesures de prudence prises par les entreprises risquent de creuser davantage les écarts déjà constatés, y compris entre les femmes et les hommes », relève Deloitte. Si la part fixe de la rémunération n’a pas reculé, il en va autrement de la part variable. Ainsi, les bonus versés aux cadres sont en baisse en nombre de bénéficiaires et en montant (recul moyen de 6,2 % par rapport à 2019).

La prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, parfois appelée « prime Macron », a été adoptée par « 23 % des entreprises participantes (contre près de 60 % l’an passé) » et son montant médian a reculé de près de 30 % à 327 euros en 2020, indique également Deloitte. Quant aux prévisions de hausse des salaires pour 2021, elles sont « prudentes » : +1,5 % pour les OETAM, +1,7 % pour les cadres, en « rupture avec la dynamique d’évolution salariale que nous avons connu ces précédentes années », souligne le cabinet.