Un enfant à la crèche, à l’école ou à la fac… Quels sont les avantages fiscaux pour aider les parents ?

ARGENT Au-delà des allocations familiales, les foyers comprenant des enfants peuvent compter sur plusieurs dispositifs fiscaux afin d’alléger leur budget

Julie Polizzi pour 20 Minutes

— 

Les familles peuvent bénéficier de plusieurs avantages fiscaux visant à alléger le poids de leurs dépenses.
Les familles peuvent bénéficier de plusieurs avantages fiscaux visant à alléger le poids de leurs dépenses. — IStock / City Presse

Les familles doivent supporter de nombreuses dépenses destinées à assurer les soins, l' éducation ou encore la garde de leurs enfants.

Pour leur permettre de faire face à ces coûts importants, l’État français mène une politique familiale particulièrement attractive, qui comprend de nombreuses aides financières et des avantages fiscaux pas toujours bien identifiés. On fait le point sur les coups de pouce du fisc.

Les frais de garde, les plus médiatisés

Après la naissance d’un enfant, les couples qui reprennent le chemin du travail doivent le plus souvent le confier à une crèche, une garderie ou une assistante maternelle agréée. Or, d'après une étude comparative réalisée en 2019 par la plateforme spécialisée Yoopies, le coût de ces solutions atteint 2,15 euros de l’heure dans les crèches publiques et conventionnées, et 3,52 par enfant chez une assistante maternelle, sachant que les prix peuvent varier en fonction de la localisation et du professionnel.

Pour financer une facture de plus de 500 euros mensuels, les parents peuvent essentiellement compter sur le complément de mode de garde versé chaque mois par la Caisse des allocations familiales, mais aussi, dans une moindre mesure, sur un crédit d’impôt correspondant à 50 % du montant des dépenses annuelles engagées (après déduction des aides obtenues), dans la limite d’une enveloppe totale de 2.300 euros par enfant gardé en dehors de chez vous (ou 1.150 euros en cas de garde alternée). En revanche, si vous faites appel à un salarié à domicile spécialisé, c’est le crédit d’impôt dédié aux services à la personne qui s’appliquera sur 50 % de vos frais, moyennant un plafond bien plus élevé de 12.000 euros par an, majoré de 1.500 euros par enfant à charge. Dans tous les cas, un acompte de 60 % du montant du crédit d’impôt est versé au mois de janvier, tandis que le solde est perçu dans l’été.

La scolarisation, l’aide symbolique

L’arrivée de votre enfant sur les bancs de l’école marque un tournant dans son apprentissage, mais aussi pour votre portefeuille. Malgré une scolarité gratuite, il faut pouvoir acheter chaque année les fournitures scolaires requises. Outre la bien connue allocation de rentrée scolaire (ARS), les parents peuvent profiter d’une réduction d’impôt dédiée aux frais de scolarisation. Qu’importe vos revenus : pour bénéficier de cette ristourne forfaitaire, il suffit que votre enfant – mineur ou majeur – poursuive des études secondaires ou supérieures, soit rattaché à votre foyer fiscal et n’ait aucun emploi ni rémunération. Les élèves de primaire ne sont donc pas concernés.

Le cadeau du fisc est néanmoins symbolique, puisque la déduction de l’impôt sur le revenu s’élève à 61 euros pour un enfant scolarisé au collège, à 153 euros s’il est au lycée et à 183 euros s’il suit un cursus à l’université. Elle s’effectue en outre avec une année de décalage sur la base des éléments renseignés sur la déclaration annuelle de revenus. Ceci étant dit, comme ces réductions sont cumulables, le montant devient intéressant avec plusieurs adolescents à la maison. À noter : la formation initiale dispensée par le Centre national d’enseignement à distance (Cned) permet également de prétendre à cet avantage fiscal.

Le rattachement fiscal, l’astuce méconnue

Sur un plan fiscal, la présence d’enfants à charge permet de bénéficier de parts supplémentaires de quotient familial et ainsi de faire diminuer l’imposition du couple. Mais dès lors que l’adolescent atteint sa majorité, il peut devenir personnellement imposable, ce qui peut augmenter les impôts de ses parents. Pour l’éviter, vous pouvez demander à le rattacher à votre foyer fiscal jusqu’à ses 21 ans, voire ses 25 ans s’il poursuit des études. Il suffit de l’indiquer dans votre espace personnel sur Impots.gouv.fr. Votre enfant doit en outre rédiger une demande de rattachement datée et signée sur papier libre, que vous devrez conserver en cas de contrôle.

S’il veut voler de ses propres ailes, il devra effectuer sa propre déclaration d’impôts. En cas de revenus insuffisants, vous pourrez alors lui verser une pension alimentaire, sans limite d’âge, qui sera déductible de vos revenus sous certains plafonds.