Coronavirus à Toulouse : Une vingtaine de plans sociaux en cours dans l’aéronautique

EMPLOI Plusieurs milliers d'emplois sont en jeu

20 Minutes avec AFP

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Un avion A350 lors d'une démonstration en vol.
Un avion A350 lors d'une démonstration en vol. — Pavel Golovkin/AP/SIPA

C’est l’effet domino. Dans le sillage d’Airbus, c’est toute la filière aéronautique toulousaine qui souffre des conséquences du coronavirus. Avec désormais une illustration concrète, le nombre de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) instruits par l’administration. « A ce jour, début septembre, nous sommes en train d’instruire en Occitanie 27 PSE, des plans sociaux, et 20 concernent spécifiquement le département de la Haute-Garonne » qui abrite Airbus et la galaxie de ses sous-traitants, confie à l’AFP, Christophe Lerouge, le responsable de la direction régionale des entreprises (Direccte).

Airbus a déjà annoncé la suppression de 3.500 emplois à Toulouse. Fin août, l’équipementier Figeac Aéro annonçait la fermeture de 320 postes sur un total de 966.

« Tenir le choc » sans perdre les compétences

Christophe Lerouge estime que « plusieurs milliers d’emplois » sont menacés en Occitanie. « Mais les chiffres ne sont pas définitifs et l’objectif est de diminuer au maximum le nombre de licenciements secs », ajoute-il.

Pour le préfet de région et de Haute-Garonne, Etienne Guyot, qui rappelle que l’Etat a annoncé un plan de soutien de 15 milliards d’euros à la filière aéronautique, l’enjeu « est qu’on ne perde pas en compétences dans notre industrie aéronautique, une des plus puissantes du monde ». Son objectif est de faire en sorte « que les salariés, les entreprises puissent tenir le choc puisque ça va reprendre. Ça va reprendre de façon progressive mais ça va reprendre »…