Les coiffeurs réclament une coupe de la TVA pour affronter la crise

REDUCTION Le secteur craint une forte baisse de la consommation

20 Minutes avec AFP

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Un salon de coiffure à Alençon.
Un salon de coiffure à Alençon. — SICCOLI PATRICK/SIPA

Passer la TVA de 15 à 10 % pour « sauver la profession ». C’est ce que l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) a demandé ce mercredi au gouvernement pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. « Pour maintenir l’activité, la pérennité des entreprises, des emplois et soutenir l’effort de formation des jeunes par nos entreprises », justifie le président de l’Unec, Christophe Doré, cité dans ce communiqué. Pour les coiffeurs, la TVA est fixée à 15 % pour l’ensemble de la prestation, depuis octobre 2001.

« Toute la profession est aujourd’hui à la peine, a ajouté Christophe Doré. Nous constatons une baisse de la consommation de 15 à 40 % qui, nous le craignons, pourrait être durable et le corollaire du choc économique subi par notre pays ». Passée la très attendue réouverture des salons le 11 mai, l’activité des salons ne s’est pas maintenue, a souligné Christophe Doré : « Notre secteur est désormais très inquiet ».

Plus touchés que l’hôtellerie

Selon les chiffres de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA), le chiffre d’affaires du secteur est encore plus durement affecté au premier trimestre 2020 que celui de l’hôtellerie-restauration. Une pétition mise en ligne le mois dernier par l’organisation, qui représente 96 syndicats départementaux, avait été signée mercredi par 14.800 personnes.

La coiffure, deuxième secteur de l’artisanat en France, rassemble au total plus de 85.000 établissements et 184.000 actifs (salariés et indépendants).