Marseille : L'offre de reprise partielle d'Alinea par ses actionnaires devant la justice

VERDICT L'avenir de l'enseigne d'ameublements Alinea, fragilisée par le confinement, va être examiné ce lundi par le tribunal de commerce de Marseille 

20 Minutes avec AFP

— 

L'avenir de l'enseigne d'ameublements Alinea s'annonce bien sombre.
L'avenir de l'enseigne d'ameublements Alinea s'annonce bien sombre. — ALLILI MOURAD/SIPA

Seule offre sur la table, la reprise partielle d’Alinea par ses propres actionnaires est étudiée lundi matin par le tribunal de commerce de Marseille. Mais le suspense est inexistant pour l’enseigne d’ameublement en redressement judiciaire, avec un millier de licenciements en vue.

S’estimant victime du mouvement des « gilets jaunes », des grèves liées à la réforme des retraites et de la crise sanitaire, le groupe basé à Aubagne, dans la banlieue de Marseille, est en redressement judiciaire depuis le 18 mai. Mais un seul repreneur s’est manifesté pour maintenir l’enseigne en activité : les propres actionnaires de l’entreprise, son PDG Alexis Mulliez (15 %) et l’Association Familiale Mulliez (AFM, 85 %), au sein de l’entité Néomarché.

Seuls neuf magasins repris

Le nouvel Alinea proposé par les Mulliez, propriétaires de l’enseigne depuis 2017 après l’avoir rachetée au distributeur Auchan, le vaisseau amiral de l’empire familial, devrait subir un sévère régime : seuls 9 des 26 magasins sont visés dans le dossier de reprise, soit 865 emplois sur 1.861, selon les derniers chiffres de la direction de la communication de l’enseigne.

Mais le verdict du tribunal de commerce de Marseille fait peu de doute, l’offre Néomarché étant la seule permettant d’éviter la liquidation et la disparition de la marque. Les enseignes d’objets à bas prix Gifi et La Foir’Fouille sont seulement en concurrence pour un dixième magasin, celui de Poitiers (Vienne), pour étoffer leur réseau, précisent les syndicats.