Pôle emploi : 2.800 recrutements prévus pour accompagner les jeunes et les chômeurs

SOCIAL Ces embauches vont démarrer dès le mois de septembre pour faire face à l’afflux potentiel de demandeurs d’emploi…

20 Minutes avec AFP

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Elisabeth Borne et Brigitte Klinkert en visite dans une agence Pôle emploi le 10/07/20.
Elisabeth Borne et Brigitte Klinkert en visite dans une agence Pôle emploi le 10/07/20. — DICOM / Louise MERESSE/SIPA

Pôle emploi va renforcer ses effectifs en procédant à 2.800 recrutements « pour accompagner les jeunes » et faire face à l’augmentation du nombre de chômeurs en raison de la crise sociale provoquée par l’épidémie de Covid-19, a annoncé dimanche la ministre du Travail, Élisabeth Borne.

« On a prévu 1.300 emplois supplémentaires à Pôle emploi pour accompagner les jeunes, (…) 650 dès le mois de septembre », a-t-elle indiqué sur BFMTV. En outre, il y aura 1.500 embauches, « dès le mois de septembre également, pour faire face à l’augmentation du nombre des demandeurs d’emploi », a poursuivi la ministre. Ces 2.800 recrutements (en équivalent temps plein) se feront soit en CDI, soit en CDD, a-t-elle précisé, en renvoyant la question de la ventilation entre les types de contrats au « dialogue social au sein de Pôle emploi ».

4 millions de chômeurs

Elisabeth Borne a laissé entendre que ces chiffres de recrutements pourraient être revus à la hausse si le marché de l’emploi continuait à se dégrader. « On aura des rendez-vous réguliers pour regarder la situation de l’emploi et adapter les effectifs. » « Personne n’a envie que le chômage reste au niveau où il est, donc on espère que c’est temporaire », a-t-elle ajouté. L’objectif est « qu’on puisse continuer à avoir un accompagnement de qualité, et donc que chaque conseiller de Pôle emploi ait un portefeuille, un nombre de chômeurs accompagnés qui reste de taille raisonnable ».

Grâce à la reprise de l’activité à la suite du déconfinement, le chômage a confirmé en juillet le répit constaté depuis mai. Il demeure cependant à un niveau élevé, à 4,047 millions, soit 560.000 chômeurs de plus que fin février. Le gouvernement mise notamment sur les mesures annoncées en juillet pour faire face à l’arrivée de 750.000 jeunes sur le marché du travail, notamment les aides à l’embauche (4.000 euros) et au recrutement d’alternants (5.000 à 8.000 euros).

L’activité partielle de longue durée encore sous-utilisée selon Elisabeth Borne

La ministre a aussi indiqué dimanche que 326 plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), représentant 50.000 emplois, avaient été recensés depuis mars, contre 228 sur la même période l’an dernier. Elle a défendu les « outils » anti-licenciements mis en place par son gouvernement, dont l’activité partielle de longue durée (APLD), en vigueur depuis fin juillet. Ce dispositif autorise une réduction du temps de travail jusqu’à un maximum de 40 % d’heures chômées sous condition d’un accord d’entreprise ou de branche, de six à 24 mois, validé par l’administration et comprenant des engagements sur l’emploi et la formation.

« Les entreprises ne s’en sont pas encore suffisamment saisies », a regretté Elisabeth Borne, qui a mentionné la signature d’accords dans les branches métallurgie, commerce de gros et ingénierie (Syntec), comme chez l’équipementier aéronautique et motoriste Safran et dans « une dizaine » de PME. « Je souhaiterais vraiment que ce soit massif », a-t-elle ajouté, défendant « un outil formidable ».