Coronavirus : Le président du Medef appelle à laisser de la « souplesse » aux entreprises sur les masques

MASQUE Le Medef est peu enthousiaste à  l'idée du masque obligatoire

J.-L.D. avec AFP

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Le président du Medef, illustration
Le président du Medef, illustration — Gonzalo Fuentes/AP/SIPA

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a appelé ce mercredi le gouvernement à laisser de la « souplesse » aux entreprises pour organiser le port du masque obligatoire sur les lieux de travail, estimant que l’annonce du gouvernement avait été « un peu brutale ».

Le nouveau protocole sanitaire pour lutter contre la propagation du coronavirus dans les entreprises en cette rentrée devra laisser « un peu de souplesse aux entreprises », a-t-il affirmé en ouverture de l’Université d’été du Medef, baptisée cette année « Renaissance des entreprises de France », à l’hippodrome de Longchamp dans l’ouest de Paris.

« I will survive », but i want survive sans masques obligatoires en entreprise

Il a toutefois convenu que « tout est préférable au reconfinement » du point de vue de la relance de l’économie et de la reprise de l’activité des entreprises. Arrivé sur scène au son du tube « I will survive » de Gloria Gaynor, le patron du Medef a affirmé vouloir transmettre un message « d’optimisme » en cette rentrée marquée par un regain de contaminations sur le front de l’épidémie de Covid-19.

Maintenir cet événement annuel, c’est « envoyer un message à nos salariés et à nos concitoyens : oui le Covid-19 est là, mais on peut, mais on doit se réunir, on doit continuer à consommer, à produire, bref à vivre », a-t-il estimé. Devant le Premier ministre Jean Castex qui prenait la parole après lui, il a appelé le gouvernement à poursuivre le soutien aux entreprises et aux salariés.

De la bienveillance en prime

Indiquant qu’il restait encore « 2 millions de salariés » au chômage partiel, il a notamment jugé qu'« il faudra être financièrement bienveillant pour eux » dans les mois qui viennent.

Devant un public de chefs d’entreprises réduit pour cause d’épidémie, le patron du Medef a aussi réitéré son appel à rouvrir le débat sur le temps de travail, après avoir déjà suscité un tollé en évoquant ce sujet durant le confinement.