Coronavirus : Les dividendes ont chuté de 22 % dans le monde au deuxième trimestre, selon une étude

ENTREPRISES La baisse de l’activité économique due à l’épidémie de coronavirus a fortement touché les entreprises cotées en Bourse, qui ont vu leurs bénéfices s’effondrer

20 Minutes avec AFP

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Devant la Bourse de New York, à Wall Street.
Devant la Bourse de New York, à Wall Street. — Mark Lennihan

En raison de la pandémie de Covid-19 qui a fortement affecté les entreprises, les dividendes ont chuté de 22 % dans le monde au second trimestre 2020, avec une baisse encore plus marquée en Europe, selon un rapport publié ce lundi.

Selon le rapport de la société de gestion Janus Henderson Investors, le recul de 22 % des dividendes « représente aisément la plus lourde chute trimestrielle depuis la crise financière mondiale », précisant que « plus de la moitié » des entreprises « les ont purement et simplement supprimés ».

« La pire année depuis au moins la crise financière mondiale »

La baisse de l’activité économique a fortement touché les entreprises cotées en Bourse, qui ont vu leurs bénéfices s’effondrer. La situation s’est répercutée dans le versement des dividendes, « radicalement touchés » par la crise, explique la société de gestion. Les dividendes mondiaux ont chuté de 108,1 milliards de dollars pour s’établir à 382,2 milliards de dollars au cours du deuxième trimestre.

« 2020 est appelée à être la pire année depuis au moins la crise financière mondiale », prévoit le gestionnaire d’actifs, qui n’a pas connu pareille dégringolade depuis le lancement de son rapport en 2009. La chute est inégale selon les régions du monde et les secteurs. En Europe et au Royaume-Uni, les dividendes ont chuté de 45 % et de 54 %. En France, les versements ont été à leur plus bas depuis « au moins une décennie », précise Janus Henderson Investors.

« La finance » et « la consommation cyclique » particulièrement touchées

Au premier semestre, les 37 sociétés de l’indice vedette parisien CAC 40 qui ont déjà diffusé leurs résultats semestriels ont accumulé 400 millions d’euros de perte nette, contre 44 milliards d’euros de bénéfices sur la même période l’an dernier, selon un calcul effectué par l’AFP. A l’inverse, les entreprises canadiennes, suisses et japonaises ont le moins diminué leurs versements.

Sans surprise, les secteurs les plus touchés par la crise ont aussi été ceux qui ont le plus rogné sur les dividendes, notamment « la finance » et ceux de « la consommation cyclique ». A l’inverse, les entreprises dans la santé et la communication ont davantage maintenu ces rémunérations. Sur l’ensemble de l’année 2020, Janus Henderson Investors prévoit une baisse de 17 % à 23 % des dividendes mondiaux. Ils devraient tout de même représenter un montant global de 1.100 milliards à 1.180 milliards de dollars.