Coronavirus : Les petites entreprises ne seront pas subventionnées pour l’achat de masques

SANTE La ministre déléguée à l’Industrie estime qu’aider financièrement les petites entreprises à acheter des masques n’est pas forcément le moyen « le plus efficace » de les soutenir

20 Minutes avec AFP

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La ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher
La ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher — ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Ce n'est pas parce que le masque sera obligatoire à la rentrée dans les entreprises, que celles-ci seront subventionnées. Aider financièrement les petites entreprises à acheter des masques pour leurs salariés n’est pas forcément le moyen « le plus efficace » de les soutenir face à la crise sanitaire et économique, a estimé ce vendredi la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher.

« Il ne faut jamais perdre de vue que l’argent public c’est notre argent collectivement, et donc l’enjeu c’est de savoir où il est le plus efficace », a affirmé la ministre sur France Inter.

La ministre a notamment cité le fonds de solidarité mis en place pour les très petites entreprises et les indépendants et qui a permis de soutenir 1,7 million d’entreprises. « Je crois que ça, c’est plus efficace que d’aller subventionner au cas par cas des masques dans l’entreprise, alors que cette entreprise peut, peut-être, grâce à son modèle d’activité, se les payer », a indiqué Agnès Pannier-Runacher.

Cinq projets sélectionnés pour augmenter la production de matière première pour les masques

Par ailleurs, la ministre a annoncé que le gouvernement avait sélectionné cinq projets dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêts lancé en avril pour augmenter la production nationale de matière première destinée à la fabrication des masques chirurgicaux et FFP2.

Cela représente « neuf millions d’euros de soutien public et la création de 110 emplois », a-t-elle indiqué. Il s’agit de produire une matière filtrante appelée « meltblown », utilisée pour la réalisation de ces masques.

La production de masques chirurgicaux et FFP2 atteint 50 millions d’unités par semaine

Ces cinq entreprises « seront en mesure de produire de la matière première pour 2,2 milliards de masques chirurgicaux et 914 millions de masques » de type FFP « par an », a précisé Bercy à l’AFP, soit environ 60 millions de masques par semaine. Le ministère ajoute qu’une vingtaine d’autres projets sont encore en cours d’examen.

Actuellement la production nationale de masques chirurgicaux et FFP2 atteint 50 millions d’unités par semaine, contre 3,5 millions il y a cinq mois, a rappelé la ministre.