Coronavirus : Les aides de l'Etat étendues à diverses professions, annonce Bruno Le Maire

ARGENT Magasin de souvenirs, de galeries marchandes et d’aéroports, métiers d’art, traducteurs interprètes, la liste des bénéficiaires est longue

J.-L.D. avec AFP

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Bruno Le Maire, ministre de l'Economie
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie — SIPA

Si la seconde vague guette à chaque instant et bilan épidémique, la crise économique, elle, est déjà bien là. Chaque semaine qui passe, de nouvelles professions se déclarent « grandes oubliées » du coronavirus et demandent de l’aide à l’Etat pour affronter une année 2020 bien austère. Message reçu pour certaines d’entre elles. Magasin de souvenirs, de galeries marchandes et d’aéroports, métiers d’art, traducteurs interprètes : le ministre de l’Economie  Bruno Le Maire a annoncé ce lundi que de nouveaux secteurs d’activité bénéficieraient d’exonération de charges et de chômage partiel.

« Nous allons élargir les bénéfices des dispositifs prévus pour le tourisme à un certain nombre de secteurs, je pense en particulier aux magasins de souvenirs et de piété », a déclaré le ministre lors d’un déplacement à Lourdes, lieu traditionnel de pèlerinages religieux, pratiquement à l’arrêt en raison des mesures sanitaires.

1.500 euros par mois

Les magasins de souvenirs et de piété, les boutiques des galeries marchandes, les boutiques des aéroports, les traducteurs interprètes, les métiers d’art, les services auxiliaires de transport par eau, les paris sportifs, les labels sont concernés par la mesure.

Ils pourront accéder au dispositif d’activité partielle jusqu’à la fin de l’année, au fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année, et à l’exonération des cotisations sociales pendant quatre mois à compter de la publication du décret. Ceux dont le chiffre d’affaires a baissé d’au moins 50 % depuis 2019, pourront percevoir une aide de 1.500 euros par mois.

Triple peines touristiques

A Lourdes, a-t-il ajouté, « les commerçants que nous avons rencontrés ont perdu 80, 85 % de chiffre d’affaires. Pour Lourdes, c’est 70 à 80 % d’activité en moins parce que les touristes étrangers, les pèlerins, ne sont pas là ».

« Ici à Lourdes, c’est la triple peine, car nous avons des clientèles très internationales, qui correspondent à 62 % des nuitées, souvent très saisonnières, d’avril à octobre, et les pèlerins sont des seniors », a abondé le secrétaire d’Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne.

Le ministre délégué aux PME Alain Griset a également participé au déplacement à Lourdes, alors que se profile le pèlerinage du 15 août, principal évènement de l’année pour la cité mariale.