Plan Paulson: 17,4 milliards de dollars pour les constructeurs automobiles

ETATS-UNIS Chrysler s'est déjà engagé à respecter les conditions strictes posées par l'Etat…

MD avec agence

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Les ventes de détail ont replongé dans le rouge en avril aux Etats-Unis, affichant une baisse de 0,2% par rapport en mars qui s'explique en grande partie par la contre-performance du secteur automobile, a indiqué mardi le département du Commerce.
Les ventes de détail ont replongé dans le rouge en avril aux Etats-Unis, affichant une baisse de 0,2% par rapport en mars qui s'explique en grande partie par la contre-performance du secteur automobile, a indiqué mardi le département du Commerce. — Scott Olson AFP/Getty Images/Archives

Les constructeurs automobiles américains vont recevoir 13,4 milliards de dollars du fonds Paulson de soutien au système financier, a annoncé ce vendredi la Maison Blanche. Des sommes qui devraient bénéficier à General Motors et à Chrysler, a précisé un haut responsable de l'administration américaine. 9,4 milliards de dollars seront attribués à General Motors et 4 à Chrysler.

Une deuxième tranche de 4 milliards de dollars sera mise à disposition de GM seul, a précisé la Maison Blanche.

>> Pour tout savoir sur le plan Paulson, notre dossier spécial ici.

Les compagnies devront être viables d'ici mars 2009

«Les compagnies doivent utiliser ces fonds pour devenir viables financièrement», selon l'exécutif américain. Si ces firmes ne sont pas devenues viables d'ici le 31 mars 2009, elle devront rembourser au Trésor l'ensemble des sommes qui leur ont été avancées. Aucune aide spécifique n'est envisagée dans ce plan pour les compagnies de financement automobile, a précisé le responsable.

Chrysler accèpte les conditions strictes de l'Etat

George W. Bush a déclaré qu'il ne serait pas «responsable» de laisser les constructeurs automobiles s'effondrer et a appelé les constructeurs automobiles et les syndicats à prendre des «décisions difficiles» immédiates, en échange de l'aide financière de l'Etat pour les sauver de la faillite. Le constructeur automobile américain Chrysler a annoncé vendredi qu'il avait accepté les conditions sévères posées par l'Etat fédéral et qu'il avait signé une lettre d'engagement en ce sens.

Après avoir remercié le gouvernement et le Trésor pour «leur confiance dans la compagnie», Robert Nardelli, le PDG de la société, a assuré que son groupe resterait «concentré sur les défis» qu'il affronte. «Cette injection initiale en fonds de roulement devrait aider Chrysler à traverser la crise de liquidités que connaît cette industrie et à retrouver la rentabilité», a-t-il commenté.
De son côté, General Motors a salué ce geste en promettant qu'il lui permettrait d'«accélérer» sa restructuration.

Le plus petit des trois constructeurs américains avait annoncé deux jours plus tôt que l'ensemble de ses usines allaient fermer leurs portes pendant un mois, à partir de ce vendredi, le temps de résorber les stocks de véhicules invendus.

Ford n'a pas besoin de l'aide de l'Etat

 

Le constructeur automobile américain Ford a applaudi l'aide fédérale accordé à ses concurrents General Motors et Chrysler, tout en confirmant que grâce à l'absence de problème de liquidités à court terme il n'était pas demandeur. «Comme nous l'avons dit au Congrès, Ford est dans une situation différente. Nous n'avons pas de problème de liquidités à court terme et nous ne recherchons pas d'aide financière à court terme du gouvernement», a déclaré le directeur général, Alan Mullaly, dans un communiqué.

«Mais nous tous chez Ford, nous apprécions la mesure prudente prise par l'administration pour résoudre les difficultés de liquidités à court terme de GM et Chrysler», a-t-il ajouté, en soulignant que «le secteur automobile américain est hautement interdépendant et (que) le faillite de l'un de (ses) concurrents pourrait avoir un effet domino pouvant menacer des millions d'emplois».

Un plan d'aide de 15 milliards de dollars avait été voté à la Chambre des représentants. Mais au terme d'une longue journée de tractations le 12 décembre dernier, le Sénat n'avait pu réunir la majorité requise des deux tiers pour faire adopter le plan, qui avait été abandonné.