Coronavirus: L’Urssaf compte 21,1 milliards d’euros de reports de cotisations sociales depuis mars

ENTREPRISES Plus de deux millions d’indépendants ont bénéficié des reports pour 6,9 milliards d’euros, ainsi que 700.000 entreprises pour un montant cumulé de 14,2 milliards d’euros

20 Minutes avec AFP

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Un bâtiment de l'URSSAF (illustration).
Un bâtiment de l'URSSAF (illustration). — SIPA

Les chiffres continuent de tomber pour montrer l’impact du coronavirus sur l’économie française. Cette fois l’Urssaf a donné mardi des indications sur le nombre important d’entreprises qui ont dû utiliser le filet de sécurité proposer par l’Etat. Ainsi, les reports de cotisations sociales accordées depuis le début de la crise sanitaire s’élèvent à 21,1 milliards d’euros.

Au total, plus de deux millions de travailleurs indépendants en ont bénéficié pour 6,9 milliards d’euros, ainsi que 700.000 entreprises pour un montant cumulé de 14,2 milliards d’euros.

Reprise en septembre pour les indépendants

« Depuis le mois de juillet, les employeurs doivent payer les cotisations sociales courantes. Ils peuvent toutefois demander à reporter leurs cotisations patronales en cas de difficulté », a rappelé la caisse, ajoutant que pour les travailleurs indépendants, « le recouvrement normal reprend en septembre ». Les PME et les TPE pourront étaler le remboursement des reports de charges dont elles ont bénéficié pendant la crise jusqu’à 36 mois, selon une mesure adoptée dans le cadre de la troisième loi de finances rectificative pour 2020 votée en juillet. La durée de l’étalement « sera fonction de la situation de l’entreprise et sera discutée entre l’Acoss (caisse nationale de l’Urssaf) et les entreprises », a précisé Bercy.

Les travailleurs indépendants recevront pour leur part courant août « un échéancier sur la base d’un revenu provisionnel 2020 diminué de 50 % par l’Urssaf, afin de reporter au deuxième semestre 2021 le paiement des cotisations reportées pendant la crise », selon la caisse. Mais cet échéancier sera ajustable pour ceux qui le souhaitent « afin de limiter l’ampleur de la régularisation en 2021 ». Enfin, « des remises de dettes pourront être accordées aux entreprises les plus en difficulté, lorsqu’elles ne bénéficient pas d’exonérations et d’aide au paiement ».