Chômage : Le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A a baissé de 4,6 % en juin, mais reste à un niveau très élevé

EMPLOI Pôle emploi a publié ses chiffres pour le mois de juin, qui correspond aux semaines suivant le déconfinement après l’épidémie de coronavirus

20 Minutes avec AFP
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Le 23 juillet 2018, à Paris (20e). L'enseigne de l'agence Pôle emploi Paris 20e Piat, au
 51, rue Piat.
Le 23 juillet 2018, à Paris (20e). L'enseigne de l'agence Pôle emploi Paris 20e Piat, au 51, rue Piat. — Clément Follain / 20 Minutes

Le nombre de chômeurs a fortement diminué (-4,6 %) en juin, soit 204.700 inscrits en catégorie A en moins, une baisse due au retour de demandeurs d’emploi vers l’activité réduite (catégories B et C) avec la poursuite du déconfinement, selon les chiffres de Pôle emploi publiés lundi.

Ce nombre reste cependant au niveau très élevé de 4,221 millions après les hausses exceptionnelles dues au confinement. Au total, l’effectif des catégories A, B et C a continué d’augmenter, de 0,5 %, à 6,157 millions, son plus haut niveau historique.

Plus de passages en activité réduite

En juin, la baisse en catégorie A concerne toutes les tranches d’âge : les moins de 25 ans (-4,6 %), les 25-49 ans (-5 %) et les 50 ans ou plus (-3,7 %). Elle est plus forte chez les hommes (-5,8 %) que chez les femmes (-3,3 %), et a été plus marquée sur la façade ouest (-6,9 % en Bretagne), ainsi qu’en PACA et en Corse (-7,5 %).

Ce recul en juin « est plus particulièrement porté par la baisse du nombre de ceux qui recherchent un métier dans la construction et le BTP, ainsi que dans l’hôtellerie et le tourisme », conséquence de la reprise de l’activité autorisée dans ces deux derniers secteurs en juin, souligne la Dares, le service statistique du ministère du Travail.

Comme en mai, où elle avait diminué de 3,3 %, l’évolution du nombre de chômeurs s’explique principalement par la reprise d’activité réduite de demandeurs d' emploi qui n’avaient pas travaillé du tout en mai. Cette activité réduite a ainsi augmenté de 13,9 %, mais si celle de courte durée (catégorie B, moins de 78 heures par mois) a « quasiment retrouvé son niveau de février », la longue (catégorie C, plus de 78 heures), « reste encore bien en deçà ».

Les chômeurs de catégorie A en hausse de 24,5 % au deuxième trimestre

Sur le deuxième trimestre, d’avril à juin, la hausse du chômage reste sans précédent : elle augmente de 23,2 % en catégorie A à 4,4 millions et de 6,5 % pour les catégories A, B et C, passant à 6,116 millions demandeurs d’emploi. En moyenne au deuxième trimestre 2020, en France métropolitaine, le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi et tenues de rechercher un emploi (catégories A, B, C) s’établit à 5,8 millions. Parmi elles, 4,15 millions de personnes sont sans emploi (catégorie A) et 1,67 million exercent une activité réduite (catégories B, C).

Globalement en juin, le nombre d’entrées en catégories A, B, C a rebondi fortement (+24,8 %) et reste supérieur aux sorties, même si celles-ci ont également nettement progressé (+37,8 %). La hausse des entrées s’explique notamment par les retours de formation et les premières entrées sur le marché du travail (+41 %). Les inscriptions pour licenciement économique restent faibles à 9.900 et quasi stables.