Coronavirus : Le gouvernement ne veut pas de départs contraints chez Airbus

SOCIAL L’avionneur européen, qui a annoncé la suppression de 5.000 postes en France, est en cours de discussion avec les partenaires sociaux pour déterminer les conditions de départs

B.C. avec AFP

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A Toulouse, au sein des bureaux d'Airbus France, l'avionneur européen qui veut supprimer 5.000 postes en France.
A Toulouse, au sein des bureaux d'Airbus France, l'avionneur européen qui veut supprimer 5.000 postes en France. — Manuel Blondeau/AP/SIPA

Elle se rend aujourd’hui à Toulouse où elle va rencontrer les syndicats et la direction de l’avionneur européen. Mais ce matin, Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, n’a laissé planer aucun doute sur la position du gouvernement concernant Airbus.

« Ce que nous demandons à Airbus c’est d’avoir une cible de zéro départs contraints », a-t-elle indiqué sur l’antenne de BFMTV-RMC. Le plan social prévoit aujourd’hui la suppression de 5.000 postes dont 3.500 postes à Toulouse et 1.000 en Loire-Atlantique​.

« C’est une cible parce qu’il faut un dialogue social et que le dialogue social aille jusqu’au bout », a-t-elle indiqué. L’Etat a mis en place un vaste plan de soutien à la filière aéronautique de 15 milliards, qui viendra en soutien aussi bien des compagnies aériennes que du constructeur et ses sous-traitants.