Coquillages, galets, sable… A-t-on le droit de ramener un peu de plage chez soi ?

VACANCES Les longues balades sur les plages sont propices aux découvertes. Mais avant d’entasser les coquillages pour votre collection, demandez-vous si vous en avez le droit

J.P. pour 20 Minutes

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Sur la plage, coquillages et galets participent à un écosystème fragile. Prélevez-les donc avec parcimonie.
Sur la plage, coquillages et galets participent à un écosystème fragile. Prélevez-les donc avec parcimonie. — IStock / City Presse

« Sur la plage abandonnée, coquillages et crustacés… » donnent envie de lâcher prise, de se détendre et de profiter de la beauté des paysages naturels. Autant dire que la législation est le cadet des préoccupations des vacanciers. Pourtant, si vous souhaitez être un touriste responsable, vous devez savoir que certaines mauvaises manies sont prohibées.

Protéger l’environnement

Bien que les plages soient accessibles librement et gratuitement, elles ne doivent en aucun cas être considérées comme un supermarché en libre-service dans lequel vous pouvez piocher à volonté pour rapporter galets, coquillages et autres bois flottés afin d’embellir votre intérieur. Car tous ces éléments participent à un fragile écosystème qui peut être facilement mis à mal par des nuées de touristes.

Pour préserver les littoraux, l’article L.321-8 du Code de l’environnement dispose dès lors que « les extractions de matériaux sont limitées ou interdites lorsqu’elles risquent de compromettre, directement ou indirectement, l’intégrité des plages, dunes littorales, falaises, marais ».

Les souvenirs, avec parcimonie

Vous n’aurez jamais aucun ennui pour avoir ramassé une ou deux jolies coques pendant vos vacances. En revanche, tout est une affaire de proportions. Par principe, la loi interdit de prendre du sable et des coquillages vides sur la plage, au risque de porter atteinte au domaine public maritime. Alors que de petits prélèvements sont tolérés, une quantité déraisonnable, emportée parfois dans un but commercial, est passible de 1.500 euros d’amende. La même sanction vous pendra au nez si vous comptez remplir plusieurs seaux de galets pour vous confectionner un pas japonais dans votre jardin. Quant aux fleurs qui poussent en bord de mer, elles sont toutes protégées. Les couper peut, cette fois, vous valoir jusqu’à 150.000 euros d’amende pour « atteinte à la conservation d’espèces végétales non cultivées ».

Quitte à emporter des souvenirs de votre séjour, autant miser sur le bois flotté ramené par les vagues, qui ne fait l’objet d’aucune restriction, et en profiter pour participer à la propreté des plages en ramassant le verre dépoli. Enfin, concernant les mollusques trouvés sur les plages, il faut se référer à la réglementation locale pour savoir si vous avez le droit de vous faire une bonne marmite de la mer pour le dîner.